Soif de bougeotte
 

"Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant"
Bernard le Bovier de Fontenelle

 
 
 
 

Argentine de Mendoza à Salta

Le 10 juin 2014 – Passage frontière – Mendoza

Nous partons de l’aéroport et souhaitons passer la frontière dans la journée, car la météo du lendemain prévoit de la neige. Le col est à 3 300 m. Nous n’avons pas envie de rester coincés. Nous avons eu du nez, car 50 km avant la frontière nous voyons déjà des files de camions en attente en bord de route. Arrivée à la douane, nous avons 4 h d’attente… Le douanier veut nous faire passer avec les bus car nous sommes trop haut ! Et il y a 6 cars avant nous ! On se dit que l’on va dormir sur place… Des chauffeurs de bus nous engagent à passer avant eux pour que nous gagnons un peu de temps. Nous, nous faufilons entre eux, puis je vais voir les dimensions de hauteur. Nous faisons 3 m et la hauteur de passage est 3 m 05… Je considère que nous passons, fais le forcing auprès des douaniers et nous changeons de file. Des chiliens avec une énorme caravane ont faillis nous emboutir, heureusement qu’ils passent avant nous ! Les papiers se font à un rythme… argentin. Dans la bonne humeur, tranquillement. Nos chiliens défoncent un bureau et une caméra en tournant… Ce chauffeur est vraiment mauvais ! Et dire qu’ils partent au Brésil pour le mondial ! Au moment de récupérer nos papiers du véhicule, nous entendons un grand bruit… C’est l’ahuri qui vient, une fois encore d’emboutir sa caravane en voulant sortir du bâtiment… Quand je vous dis qu’il est mauvais ! Le douanier ne visite pas notre Roulott’ et lorsque nous lui demandons si l’on peut dormir sur place, il nous conseille de faire la route vers Upsallata, car il est prévu de la neige pour la nuit… (environ 1 m). Bref, le passage de la douane nous aura pris encore 2 h…
 
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Du 10 au 14 juin - Upsallata – Mendoza

Nous avons prévu une pause pour nous mettre à jour, site, photos et livre-photo, lessive, recharge du gaz. Nous avons dormi en ville en arrivant. Nous allons nous poser au camping pour bénéficier de l’électricité. A notre arrivée, il est fermé… Que cela ne tienne… J’ouvre, nous nous installons, je pense bien qu’un peu d’argent ne sera pas refusé ! Nous, nous branchons et attendons en travaillant que le propriétaire arrive. Comme prévu, nous pouvons rester et en plus il nous fait un prix ! Youpi ! Benj et Mathilde arrivent le 9 juillet à Salta, donc nous avons un peu de temps devant nous. Nous avons des nouvelles de Patevero. Ils se peut que nous passions un peu de temps ensemble en Bolivie ! Re-youpi ! Nous pensons faire Uyuni et le sud-lipez ensemble. Les jours passent rapidement, le dernier étant consacré à l’envoi par internet du tout ! Nous faisons tout les pleins et sommes fin prêts à continuer notre route.

 
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Le 15 juin 2014 – Sur la RP 141 – San Juan

Nous n’avons plus l’habitude de faire de grandes distances… On se sert du Gps pour nous diriger en ville… et encore je le surveille car il a dit 2 conneries en peu de temps ! Ha ! Ne pas faire trop confiance à la technologie ! Nous avons un passage phytosanitaire, ce coup-ci, ce sont les fruits qui ne passent pas. Par prudence, j’avais fait cuire viande et légumes. Nous avons droit au produit ! C’est une première, en général on paie, mais nous passons sans désinfection… Nous trouvons un coin dans la pampa, un peu éloigné de la route, au milieu d’acacias et de cactus, avec des perruches qui veillent sur nous. Dommage que le lieu soit sale !
 
Le 16 & 17 juin 2014 – Sur la RP 150, Valle Fertil – San Juan

J’ai tracé la route afin de faire les parcs sur notre route. Nous passons le long du Parc Naturel Valle Fertil… En fait, comme il y a quelques cours d’eau qui descendent de la montagne, ce coin  remplit de cactus, acacias, d’arbustes et de sable est plus « fertile » que le reste ! Nous passons quantité de gués avec souvent de gros tas de sable en bord de route, ce qui augure de la violence des flots lorsqu’il pleut. Il n’y a pas de lieux pour visiter le parc. Du coup, on se dit que nous allons bien trouver un chemin où se coincer. Nous croisons de petits villages, souvent désert, puis, trouvons un camping-depensa-hospedaje avec du bon fromage de chèvre, de la confiture maison et du miel ! On finit par nous mettre dans un trou à l’écart de la route, il faut un peu élaguer car la Roulott’ passe juste et le côté du chemin s’écroule. Nous y passerons 2 jours, tranquilles, sans bruit aux alentours. Que c’est bon !

 
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Du 18 au 20 juin 2014 – Entre Ishigualasto et Ishigualasto – San Juan

Ce matin, il fait gris et il se met à crachiner… Nous devions aller visiter le Parc Ishigulasto. Nous ne voulons pas payer pour rien. Donc, après notre pause de midi, le temps n’étant pas au beau, nous décidons de rester sur place et de voir ce qui va se passer le lendemain. Vent, nuages… rien de super. On se planque pour être un peu à l’abri. Le lendemain, c’est la même chose. On se décide à partir en direction de Villa Union. Tant pis pour le parc.

 
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Sauf que, au passage d’un poste phytosanitaire… He oui ! Encore un ! On nous annonce que la route que nous voulions prendre est fermée ! Heu…. Un détour de 300 km. Du coup, nous nous arrêtons au Parc Talampaya. Le site paraît super, c’est le prix demandé qui l’est moins. Nous ne pouvons faire le tour avec nos véhicules et il faut obligatoirement passer par un tour opérateur… Nous ne ferons que notre repas de midi à cet endroit ! Nous repartons donc vers notre bivouac de la veille et comme le temps se lève…. On se dit que cela va le faire ! Nous allons au parc, le camping est gratuit et avec la wifi qui fonctionne super bien. Nous participerons à la sortie le lendemain matin. Je préfère pour la lumière et les photos.

 
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« Ischigualasto est un nom d'origine quechua, qui signifie, « endroit où se pose la lune ». Le nom de Valle de la Luna (« Vallée de la Lune ») lui fut donné par un certain Victorino de Jesús Herrera, membre de la famille propriétaire de la grande estancia Ischigualasto, aux environs de 1940. Sur un plan scientifique, le site était déjà célèbre du fait de l'exhumation en son sein de squelettes fossilisés de certains dinosaures, retrouvés dans la formation géologique d'Ischigualasto. C'est le seul endroit où l'on peut voir totalement et de manière parfaitement différenciée, toute la période triasique, et ce de manière complète et ordonnée. On a calculé que les formations géologiques de ce site ont une ancienneté de 180 à 230 millions d'années. Le vallée constitue un paysage étrange, minéral, où la rareté de la végétation et la gamme la plus variée de la couleur des sols, associées aux formes capricieuses des montagnes. L'érosion sur les couches d'argile font découvrir des restes fossilisés de vertébrés et de la flore de l'ère secondaire, ce qui en fait l'un des sites paléontologiques les plus importants dans le monde. En fait, il a été déclaré site du patrimoine mondial par l'UNESCO. »
 
Nous faisons le tour d’une partie du parc en compagnie d’un garde, et les véhicules se suivent. Il y a 5 stations expliquées avec le garde et la fin du chemin se fait seul et à notre rythme. Nous avons failli passer l’heure du départ. Nous étions encore sur l’heure de Santiago ! Heureusement que nous avions des voisins au camping qui nous ont mis la puce à l’oreille en se préparant. Le premier arrêt se fait sur le site de El Gusano. L’érosion nous fait voir les différente couches de sédiments, ainsi que des empreintes de végétaux. (voir ici). C’est comme si nous avons gardé dans un coffre des souvenirs d’enfance, Ischigualasto a gardé des souvenirs de ces moments. Des millions d'années plus tard, les différents mouvements et les collisions des plaques tectoniques ont exposés ceux qui avaient disparus dans des vallées couvertes par des milliers de mètres de roche jeune ; comme si, nous ouvrons un coffre de souvenirs, le bassin Ischigualasto raconte l'histoire de ce qui s'est passé alors sur Terre.

 
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Puis nous allons en direction de la Vallée Pintado. Difficile d’imaginer qu'un immense lac entouré par une végétation luxuriante, ainsi qu’une variété d'espèces de plantes et d’animaux a prospéré en ce lieu. C’est aujourd'hui un désert avec très peu de précipitations, des vents forts et des températures élevées. Heureusement, tout n'a pas disparu : nous trouvons les traces d'un ancêtre découvert étape par étape, des vestiges de la vie végétale et animale émergent du sol et nous permettent de connaître et d'étudier l'origine de la vie sur cette planète.

 
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La formation de la «Vallé Pintado" est due à des pluies torrentielles qui ont inondé les plaines formant beaucoup de boue. La boue a tout enseveli à son passage et a protégé les animaux et les plantes de la putréfaction causés par l'air atmosphérique. Aujourd'hui, ce lieu a un paysage lunaire indescriptible et a donné le nom du parc. Nous nous dirigeons ensuite vers le site Cancha de Bochas au milieu de formes et de couleurs incroyables.

 
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