Soif de bougeotte
 

"Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant"
Bernard le Bovier de Fontenelle

 
 
 

 


Bolivie     Bolivie
 
Surface : 1 098 581 km2
Population : 10 461 053 hab.
Capitale : Sucre
Langue : Aymara, espagnol, guarani, quechua
Monnaie : Boliviano (BOB?) (9,026 BOB = 1 euro)
Climat :
 
On retrouve en Bolivie les paysages montagneux de la cordillère des Andes, mais aussi des paysages de plateau d'altitude, avec l'Altiplano. Au Sud, les salares offre un paysage lunaire. On y découvre aussi lagunes, volcans et canyons. Dans la région de l'Oriente, au Nord-Est, un paysage de plaines débouche sur la forêt amazonienne, à la frontière avec le Brésil. La Bolivie est composée de deux régions géographiques bien distinctes. L'Ouest est traversé par deux cordillères d'orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau, l'Altiplano, c'est dans cette région que vit la majeure partie des Boliviens. La Cordillère occidentale, aride, abrite quelques sommets majestueux comme le Nevado Sajama qui avec ses 6 542 mètres est le point culminant de la Bolivie. Le haut plateau est bordé au nord-est par la Cordillère Royale où l'on peut admirer entre autres le Nevado Illimani et l'Illampu et où s'abrite la ville de La Paz. Les massifs de la Cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts.
À l'Est s'étendent de vastes plaines alluviales qui bénéficient d'un climat tropical. Le Nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forêt. Plus au sud, les terres font partie du bassin du Río Paraguay, les terres y sont davantage défrichées.
Parmi les curiosités géographiques du pays, on peut citer le lac Titicaca, situé à cheval entre le Pérou et la Bolivie qui est le plus haut lac navigable du monde. Sa vaste étendue permet un microclimat clément sur ses rives qui furent le berceau de la civilisation Tiwanaku ; le salar d'Uyuni, situé à l'ouest du pays, sur le sud de l'Altiplano dans le département de Potosí, est la plus grande étendue de sel au monde.
On peut aussi admirer la cordillère Royale qui abrite de majestueux sommets enneigés, le Parc des volcans, où l'on peut observer le Nevado Sajama et les Bañados de Izozog.
Parmi les grandes villes, on peut citer La Paz, en très haute altitude, très marquée par la culture Aymara, Sucre, surnommée le « Paris des Andes » pour ses richesses architecturales, Santa Cruz de la Sierra, la grande ville de l'orient bolivien, Cochabamba, ville carrefour, surnommée parfois le « Vatican des Andes. » Source wikipédia
 
Bolivie

 
Le 10 & 11 août 2014 – Vers Santa Cruz – Bolivie
 
Nous passons la frontière à Yacuiba. On se fait prendre pour des touristes à l’entrée de la ville, il faut payer pour le revêtement que l’on va user avec nos roues… Bien entendu, ce sera tarif camion et pas voiture… Ils ne comprennent pas que la Roulott’ ne soit pas un camion… Grrr. Ensuite, on cherche la douane dans des rues assez glauques. On trouve une place et nous avons un gardien-guide auto-désigné ! En même temps, cela rassure Francis. Le passage en lui-même se fait rapidement, la seule attente à été pour « l’épluchage » de notre police d’assurance. On nous octroie 3 mois pour nous et 6 mois pour la Roulott’…. Quand à la fouille du véhicule, nous avons que les douaniers argentins dans le véhicule pour faire des photos et discuter. Nous avons du mal à nous faufiler dans les rues pour repartir, du coup pas question de s’arrêter pour chercher de l’argent. On se dit que l’on en trouvera plus tard.

Du coup, à notre premier contrôle de police… Rin donner ! Pas d’argent ! On commence à se dire que cela ne va être simple de passer son temps à refuser de se faire racketter… C’est un peu plus compliquer pour passer le péage, je propose de payer en pesos argentins, mais la somme demandée multiplie le prix par 10… Le préposé finit par nous laissé passer sans payer… A un autre contrôle, c’est encore compliquer… Expliquer que je n’ai pas d’argent, laisse les gens rêveurs… Je demande donc où l’on peut changer de l’argent ! C’est dimanche et tout est fermé, pas de pot ! Je finis par avoir le renseignement : il suffit de demander dans une station essence (un peu grande quand même…), et l’on échange des dollars au taux du jour sans commission. Cool !

La Bolivie, c’est entre les péages et les contrôles de polices avec leurs ficelles en travers de la route, l’obligation de descendre du véhicule, de faire tamponner l’autorisation temporaire du véhicule, de faire vérifier que l’on a bien payer le péage… De refuser de payer la police qui souvent s’échine à trouver une bonne raison pour faire payer n’importe quoi (genre transport de marchandises… soit disant autorisation de circulation…). Bref, le premier contact avec ce pays n’est pas au beau fixe. Nous trouvons un coin pour bivouaquer, après avoir dépassé notre premier camion en feu (premier d’une longue série), le gasoil ou le gaz, ça brûle bien ! J’ai la chance de voir évoluer des condors. Ils sont loin et haut, les photos ne sont pas géniales.
 
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Nous avons passé une bonne nuit malgré la chaleur (hier à 17 h 38°), nous arrivons à Camiri où nous voulons faire du carburant et retirer de l’argent. Le préposé de la station accepte de nous faire le plein au taux normal (les Boliviens le payent 3 fois moins cher, car il est subventionné par l’état). Retrait fait, achat d’une chip pour la clé internet que Stéphane nous a donné. Recherche d’un bivouac en retrait de la route…
 
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Le 12 & 13 août 2014 – Santa Cruz – Bolivie

Nous sommes au point pour les péages, il nous manque encore de la pratique pour les flics ripoux, mais ça vient… J’ai remarqué que si j’augmente sensiblement le ton, ils n’insistent pas trop. Entre la taxe de transit et la taxe de sortie du territoire, ils m’ont gonflé ! Un coup de gueule, menace d’appeler le chef… ils s’écrasent. De toute façon, je sors du véhicule sans argent et en cas de soucis, Francis arrête le moteur et laisse le véhicule au milieu de la chaussée… Bloqueo ! On sait le faire aussi. Nous trouvons assez facilement le bivouac près du centre de Santa Cruz, où nous devons retrouver les PatéVéro (Nosaventuresaveclemonde). En les attendant, nous filons sur la place, buvons une bière bien fraîche et chargeons la carte de la Bolivie sur la tablette, j’avais oublié ! Nous achetons de quoi grignoter dans la rue à notre retour.
 
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Au moment où l’on va se regarder un film, les PatéVéro arrivent !!! Super ! Nous sommes tous heureux de se revoir ! Ils ont eu un problème mécanique avec leur véhicule et doivent aller chercher la cellule demain. Nous passons une partie de la soirée ensemble. Le lendemain matin, il pleut… Pas très longtemps. Nous décidons d’aller manger en ville…
 
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Je décide de manger un locro… En Argentine, nous avons mangé cette soupe bien épaisse et délicieuse… Sauf qu’en Bolivie, c’est un bouillon de poule accompagné d’une patte… Pas pareille ! Francis demande aussitôt un autre plat ! Nous achetons des fruits secs, du fromage… Bref ! Nous allons goûter à tout ! Nous n’avons pas de nouvelles de PatéVéro à donner à leurs amis normands venus en vacances en Bolivie et avec qui nous allons passer quelques jours. Ils finissent par arriver, retardés par un éboulement sur la route. Nous partageons un plat de cappelletti, des chansons et surtout plein de bonne humeur. Départ demain de bonne heure pour le circuit des missions jésuite de Bolivie.
 
Du 14 au 20 août 2014 – Les missions jésuites de Bolivie

J’attends de voir ces missions depuis la préparation du voyage, les bâtiments travaillés en bois m’attirent…
Ces missions se trouvent dans une zone de vastes plaines appelée la Chiquitania (zone des provinces Nuflo de Chavez, Velasco et Chiquitos (nom issu des populations de la région, les Chiquitos)). C’est dans cette région que les missionnaires jésuites se sont implantés à partir de la seconde moitié du XVII° S.
Au XVI° S., les espagnols découvraient dans cette région une quarantaine de groupes ethniques différents, principalement nomades.
Les missions se développèrent autour du respect des droits et des devoirs des autochtones, la participation des communautés à la gestion du village, la reconnaissance et non plus la négation de leur culture (améliorable quand même !), la promotion de leur savoir-faire artisanale et leurs dons artistiques et bien entendu la prédication de l’évangile pour leur « permettre de progresser et de s’émanciper ».
 
Du 14 au 16 août 2014 – San Javier – Bolivie
 
« Malgré les pluies saisonnières et l’opposition des Cruceños (habitants de la région de Santa Cruz), le père Arce partit le 2 septembre 1691 accompagné du frère Antonio de Rivas et de deux guides indigènes en direction du nord-est, à la rencontre avec les Indiens Piñoca. Certains d’entre eux, souffrant d’une infection, furent soulagés par les missionnaires qui avaient des connaissances en médecine. Les Piñoca leur demandèrent alors de rester avec eux. C’est ainsi que le père Arce fonda le village de San Francisco Javier le dernier jour de décembre de l’année 1691. Ce petit village fut déplacé à plusieurs reprises avant que le père Lucas Caballero ne l’installe sur son site actuel. A son arrivée dans la région au milieu du XVIIIe siècle, le jésuite Martin Schmid y établit la première école de musique et un atelier de fabrication d’instruments où étaient conçus des violons, des harpes et des orgues. Entre 1749 et 1752, il y fit construire également son église, qui fut restaurée par le père Hans Roth entre 1987 et 1992. »

 
Nous commençons à suivre nos amis dans Santa Cruz, mais la direction qu’ils prennent ne me convient pas. Nous effectuons un demi-tour et les retrouveront plus tard dans l’après-midi dans le village. Nous devons faire du carburant, et ce n’est pas simple. Véro nous avait prévenu qu’en ville les stations refusent de servir les étrangers… Francis prend une belle colère, mais rien n’y fait. Le seul moyen qu’un pompiste nous propose, c’est de venir remplir un jerricane… Nous nous éloignons donc de la ville et nous installons aux pompes, mais hors de porté des caméras, un type nous propose un prix situé entre le prix affiché et le prix taxé, on est ok ! Le plein se fait, trois types se partagent la différence ! Tout le monde, il est content ! Ce sera dorénavant la méthode, proposer que le pompiste empoche  la différence tout en ayant discuté un peu le prix avant !
 
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Nous sommes à cran dès que l’on voit un barrage de police, je me met instantanément en mode bagarre, je grogne… ça fonctionne… jusqu’à un type qui ne me revient pas du tout, regard fuyant… Je sent qu’il va y avoir rapport de force. Cela ne loupe pas, il nous demande de nous mettre sur le côté, on refuse… Demande le permis de conduire, on lui file la photocopie… Veut fouiller le véhicule, je refuse… Pas content, il me demande de respecter la loi, je lui rétorque immédiatement que lui aussi doit la respecter… Vraiment pas content le type. Il demande que l’on ouvre un coffre… C’est le compartiment du réservoir des WC, et Francis lui mime l’action en lui disant caca, caca… C’est tordant. Du coup, le flic emmène le papier à tamponner pour que l’on continue notre route, son pote est surpris de ne pas voir l’argent attendu… Moi, je me marre…

Nous arrivons au village de San Javier au bout d’une route asphaltée pleine de trous… Il est 13h30, et l’on se promène sur la place en admirant la belle église de style baroque métis, construite entre 1749 et 1752, puis restaurée deux fois. Son architecture intègre des colonnes sculptées et dessins en bois peints dans des pigments naturels.
 
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