Chili du 07/12/2013 au 28/02/2014

Isla Grande de Chiloé

C’est un archipel pluvieux, brumeux et verdoyant. Une culture particulière basée sur l’isolement et la dure vie des marins. Ses îles sont restées loin de tout jusqu’au milieu du 19°s. L’architecture et les traditions culinaires, églises (+ de 150 dont 16 classées au patrimoine mondial de l’UNESCO), palafitos, mythologie… en font un lieu à part. La Grande Ile de Chiloé fait 180 km de long pour 50 de large, plus de 40 îles sont dispersées dans le golfe. Elles sont encore plus isolées et traditionnelles.
 
Il faut savoir que l’île de Chiloé conserve ses croyances traditionnelles, une mythologie très particulière. Celle-ci raconte l’histoire de la créations des îles, évoque les destructions provoquées par l’océan et prévient des dangers qui guettent ceux qui s’écartent du droit chemin.

Trajet

Mythologie :

Ten-Ten Vilu et Cai-Cai Vilu ou la naissance de l’archipel (Dieux serpents du bien et du mal)
La légende raconte qu’il y a des milliers d’années Chiloé n’était pas une île. Elle faisait partie intégrante du continent. Mais un jour, Cai-Cai Vilu, l’esprit des eaux, apparut. Il ordonna que le niveaux des eaux monte, inondant du coup les basses-terres et les vallées, puis les montagnes. Tous les êtres vivants habitant sur terre mourraient. Alors se présenta Ten-Ten Vilu, l’esprit protecteur de la Terre. Et ce fut le début d’une longue bataille… La lutte entre les deux esprits fut longue et douloureuse. Quand l’un élevait le niveaux des eaux, l’autre répondait en élevant les terres. Chacun essayait de protéger les êtres vivants de son domaine. Aucun ne montrait de réelle supériorité et la lutte paraissait sans fin… Enfin, après de longues années de bataille, Ten-Ten Vilu, l’esprit protecteur de la terre, réussit à vaincre son ennemi Cai-Cai Vilu. Mais les champs de bataille ne revinrent jamais à leur forme d’origine. Et c’est ainsi que se formèrent les multiples îles qui constituent aujourd’hui l’archipel de Chiloé.


Cette destination est aimé ou décrié, nous avons tout entendu sur elle. Trop de pluie, trop d’églises, trop verte… Pas assez de ceci ou de cela… Puis il y a ceux qui tombent sous le charme et recommandent de ne pas passer à côté. Nous faisons parti de ceux-là.

Le 01 & 02 janvier 2014 – Parc national de Chiloé

Nous quittons le camping dans la matinée. Celle-ci a été régulièrement arrosé de pluie, suivi de grand soleil ! Va comprendre. Nous allons au bout (ou au début) de la Transaméricaine (la 5), qui monte jusqu’en Alaska (Anchorage) soit environ 21 000 km. Nous traversons Quellon, et lors d’un arrêt photo, un homme nous aborde, nous dit bonjour, nous souhaite la bonne année, nous remercie d’être là et nous présente son papa. Ce n’est que le début de l’accueil que nous allons recevoir pendant notre séjour. Enormément de personnes nous salut et nous sourit.

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Il se met à pleuvoir pour de bon, nous n’allons pas au Lago Tres Marias, ne sachant pas l’état du ripio. Déjà que la route 5 est en travaux et que l’on passe notre temps à se faire secouer ! Par contre, bonne surprise pour aller au Parc, c’est asphalté ! Youpi ! Nous passons le long des Lagos Huillinco et Cucao, beaux mais le temps ne se prête pas aux photographies. Nous arrivons à Cucao, et filons sur la plage voir le pacifique… Un peu trop de vent pour y dormir, nous nous collons à coté de l’église en compagnie d’oiseaux, de chevaux et d’oies.

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Le lendemain, sous le soleil, nous allons vers le parc. Nous y amenons une guadaparque qui était en retard. Les sentiers sont nombreux et bien aménagés. Nous marchons au milieu d’Alerce et d’Arayane, sous-bois touffus qui servent de cache aux Pudus et renards chilote. Ils sont tellement bien caché que nous ne verrons aucun animal, ni oiseaux…

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Nous visitons le musée, qui recrée l’intérieur d’une maison chilote, et expose des pressoirs à pommes, machine à laver l’or, traîneaux à bois…
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L’après-midi, nous faisons le sentier de la plage, puis allons en direction de La Montana surplomber le pacifique. Nous retournons à notre bivouac, n’ayant pas trouvé d’autre endroit abrité.

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Le 03 janvier 2014 – Chonchi

Nous partons sous les nuages en direction de Chonchi, refuge de pirates et port d’exportation de cyprès. Nous allons entamer notre visite des églises de l’île. Nous essayerons d’en faire le maximum et surtout les plus remarquables.

Caractéristiques : Les églises de Chiloé forment un style architectural unique en Amérique. A la différence de l’architecture coloniale espagnole classique, ces églises sont entièrement bâties en bois local et sont recouvertes de bardeaux de bois. Elles sont conçues pour résister au climat océanique humide et pluvieux de l’archipel. Il existe également une école chilote d’architecture religieuse en bois.

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Ce petit port sympa, nous plait. Nous allons au mercado municipal et y achetons des vestes en laines et des coquillages.

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Puis on file à l’église. Sur le parvis, une femme tisse et nous goûtons la « licor de oro », liqueur à base de lait, alcool, sucre, clous de girofle, citron, safran, amandes amères, gousses de vanille et éventuellement une pincée de cannelle. On laisse macéré et on filtre le liquide goutte à goutte…. Pas mauvais du tout !


Eglise de Saint-Charles-Borromée avec ses arches multiples, qui date du milieu du 19°s.

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