Après cette belle parenthèse, nous partons vers le site de Salinas. Depuis la préparation de notre voyage, ce site nous appelait. Nous ne sommes pas déçus, c’est un spectacle magnifique. Ces puits salants, exploités depuis les incas, sont alimentés par un ruisseau très salé qui provient d’une source d’eau chaude.

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Chaque famille est propriétaire d’une parcelle de forme polygonal dont la forme décroit lentement pour laisser l’eau couler pendant que le sel se dépose. Elles sont profondes d’une trentaine de cm. Une coopérative administre et partage les bénéfices entre les membres. Le traitement du sel s’effectue en saison sèche, entre mai et octobre.

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Nous allons nous restaurer sur le site de Moray. De grandes terrasses circulaires, dont l’utilisation suscite des explications diverses et variées, se trouve dans un joli paysage champêtre. La traversée du village avec ses rues étroites est épique.

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Nous poussons jusqu’au village de Chinchero où nous devons bivouaquer. Village de tradition textile, on trouve principalement une population paysanne qui cultive principalement des pommes de terre, de l’orge, du blé et des fèves.

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On y trouve aussi des constructions incas, sites résidentiels pour les nobles de la cour qui dateraient de 1480 (Tupac Inca Yupanqui).

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Il y a aussi une très jolie église construite par les espagnols. Ceux-ci, comme partout, ont détruit les constructions existantes, se sont servis des pierres pour faire leurs propres bâtiments, notamment les édifices religieux (certainement pour affirmer la supériorité du catholicisme sur le panthéon inca).

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Nous sommes bien installés sur la place mais à quelques kms en face de nous un mariage bas son plein de très forte manière. Nous avons l’impression qu’il se situe à notre porte. Vu que la fête a commencé de très bonne heure, on espère qu’ils seront très fatigués le soir et que l’on pourra dormir en paix… Que nenni !

Du 02 au 05/09/18 - Chinchero & Cuzco - Cusco - 3 665 m

Nous sommes restés pour voir et faire le marché du dimanche matin. Que de couleurs et de légumes ! Il est un peu tôt et tout les paysans ainsi que les vendeurs d’artisanat ne sont pas encore arrivés. Plaisir des yeux.

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Nous retournons au camping de Cusco pour bricoler, lavage, mise à jour… Le train train habituel lors de nos arrêts camping. Dire que les vacanciers y vont pour se reposer ! C’est le monde à l’envers.

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Le 06/09/18 - La route du baroque andin & Raqchi - Cusco - 3 543 m

Les plus belles églises, à mon sens, sont les églises jésuites. Ceux-ci prônaient l’évangélisation par les images et, comme protecteurs des arts, n’hésitaient pas à enjoliver les églises. La route du baroque commence par l’église jésuite de Cusco qui dont la construction date de 1597. Elle fut détruite en partie par le tremblement de terre de 1650 qui détruisit la ville.
Nous ne reviendrons pas sur l’éviction des jésuites d’Amérique du sud et de l’interdiction de ce mouvement pendant des années suite à des différents. La vision du monde des jésuites et leurs manières d’évangélisés étaient en totale contradiction avec les autorités religieuses et, aussi, la richesse de l’ordre. Les couronnes espagnoles et portugaises s’empressèrent d’interdire l’ordre et de se partager le magot avec l’église.
Revenu en grâce, les jésuites revinrent en 1954 dans la paroisse de Cusco et à partir de 1968, ils furent responsables des paroisses Urcos, Huaro y Andahuaylillas, puis un an plus tard de Ccatca, Ocongate y Marcapata. Ces dernières années furent consacrées à la restauration et à l’entretien des petites églises de ce secteur. Elles sont toutes magnifiques et différentes. Le prix modeste du boleto qui permet d’en visiter trois sert à la restauration et aux oeuvres sociales. Ce serait dommageable que ces petits bijoux disparaissent. Les photos sont interdites mais, il nous ai offert un dvd avec toutes les photos et des explications. Nous apprécions grandement ce geste.

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Nous commençons nos visites par la petite ville d’Andahuaylillas. Une belle place avec de vieux bâtiments coloniaux nous accueille.
L’église Saint-Pierre-Apôtre d’Andahuaylillas construite probablement à la fin du XVI siècle car l'une de ses fresques est signée Luis de Riaño à l'année 1626, est surnommée "la Chapelle Sixtine des Andes", cette église est l'un des exemples les plus beaux et les plus surprenants de l'art religieux populaire andin.

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L’image sobre de l'extérieur tranche radicalement avec la richesse de la décoration intérieure.
Une explosion d’or, de sculptures et de peintures s'offre à nos yeux à peine passées les portes de l’église. Si l'extérieur appartient au style renaissance, l'intérieur, quant à lui, est une formidable démonstration de l’art baroque.
Cet art se caractérise par l'exubérance de son ornement, l'exagération du mouvement et la recherche d'effets dramatiques.
Le but de ces représentations religieuses était à la fois d'enseigner le message biblique aux populations indigènes mais aussi de susciter leur adhésion par l’émerveillement.

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Nous avons été frappé par la paire de fresques qui se trouvent des deux côtés de la porte d'entrée. Elles représentent les deux voies de l'existence : à gauche, le chemin facile qui conduit à l'enfer ; à droite, le chemin difficile qui mène au paradis. L'église possède aussi les deux orgues les plus anciens connus d’Amérique latine, dont une réplique a été réalisée par Jean-François Dupont pour la fondation K617 à Sarrebourg.

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Belle collection de peintures de l'école de Cuzco.

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Nous poursuivons nos visites par l’église Saint Jean Baptiste de Huaro. La place du village conserve quelques vieux bâtiments photogéniques.

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Là, encore, malgré que nous sachions ce que l’on va y trouver, nous sommes ébahis par la magnificence des décors.

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Puis c’est la petite église de Canincuna avec une superbe vue sur la laguna en contre bas.

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Belle route jusqu’à Raqchi où nous rencontrons une chouette famille d’argentins partis en vadrouille. Les couleurs du soleil déclinant teinte tout d’or…

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Le 07/09/18 - Raqchi & Chuquibambilla - Puno - 3 959 m

Nous allons visiter le site de Raqchi avant l’arrivée des cars de touristes. Nous cherchons à payer l’entrée, mais le préposé nous fait signe de passer. Le village était un centre potier, les habitants vendent différents articles en terre.

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Nous découvrons les ruines du temple de Viracocha qui supportait le plus grand toit inca. La plupart des 22 colonnes qui le soutenaient ont été détruites par les espagnols.
Ses dimensions étaient de 92 m de long sur 25 de large et près de 12 m de haut. Le toit était maintenu par 22 colonnes, faites de pierres parfaitement ajustées dans la partie basse et de torchis au-dessus. C'est le seul site Inca à posséder des colonnes !
Le bas des murs du bâtiment principal est formé de pierres très bien ajustées, le reste étant fait de torchis sur une épaisseur de près de un mètre. Des fenêtres sont découpées dans le mur, certainement pour en alléger le poids.

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A proximité se dressent les restes d’habitations rigoureusement alignées, réservées aux prêtres et d'entrepôts. Situé à la frontière de deux grandes régions, il semble que le site servait de douane et de centre de stockage de denrées alimentaires, les Qolqas. L’archéologue William John McDonald Sillar a dénombré 156 de ces lieux de stockage des denrées alimentaires, de forme circulaire de huit mètres de diamètre. Recouvertes d'un toit de paille, elles étaient faites de pierres volcaniques assemblées par du mortier. Le climat de Raqchi permettaient une longue conservation des aliments, en particulier des pommes de terre déshydratées.

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Fuyant dès l’arrivé du premier car, nous atteignons le village de Chuquibambilla et nous installons près de l’église en ruine. La rivière passe en dessous et une vaste plaine nourrit du bétail. Un local, curieux, vient papoter avec nous, histoire de voir à quoi nous ressemblons ! Rassuré, il nous indique que le coin est très tranquille et que l’on passera une bonne nuit.

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Le 08/09/18 - Lampa - Puno - 3 923 m

Après une bonne nuit nous partons pour le village de Lampa.

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Nous allons directement en direction de la Cueva de los Toros, une grotte en forme de taureau qui renferme des gravures de lamas et d’autres animaux. Pas vraiment d’indication à part qu’elle se situe dans un amas rocheux. Tout en avançant sur la piste au milieux de champs, nous découvrons la forme très particulière de la grotte au loin. Arrêt sur un terre-plein et nous demandons à un charmant monsieur comment atteindre celle-ci. Le sentiers nous fait passer à côté de Chullpas (tours funéraires).

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Malheureusement, la grotte est remplie de graffiti, une horreur ! Nous pouvons quand même dénicher quelques gravures authentiques.

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Après notre escapade, nous allons dans cette charmante bourgade toute rose. Nous sommes étonnés d’y trouver des bâtiments coloniaux aussi majestueux. L’explication se trouve dans les mines d’argent et d’or des environs. Nous essayons d’aller voir l’élevage de chinchillas, mais c’est cerado et nous n’avons plus d’unité pour téléphoner au préposé. C’est couillon !
Nous allons stationner sur la petite place de la mairie. C’est samedi, jour de mariage. Francis s’en donne à coeur joie pour filmer et photographier, en plus il boit du champagne local !

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Nous ne pouvons visiter le petit musée car le week end c’est cerado aussi, nous ferons quelques photos grâce à la complicité monnayée de la technicienne de surface… Je vois enfin des Puya Remondii.

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Visite de la cathédrale entre deux mariages…

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Puis c’est un petit tour en ville…

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Nous mangerons au restaurant le soir…

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Les 09 & 10/09/18 - Péninsule de Capachica - Plage de Chifron - Puno - 3 864 m

Nous allons faire des emplettes au mercado municipal. La vendeuse est tellement contente de discuter qu’elle fait semblant de ne pas entendre ma commande pour continuer à nous questionner ! Elle regrette vraiment que l’on soit aussi pressé !
La ville de Juliaca se trouve sur notre route… Qu’elle horreur ! Les rues sont défoncées, pas la peine d’aller ailleurs pour faire du 4x4 ! Nous nous échappons et trouvons une belle route asphaltée pour rejoindre la péninsule de Capachica et découvrir pour la première fois le lac Titicaca. C’est dimanche, mais il n’y a pas beaucoup de monde.

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Promenade et rencontre… Nous assisterons au tournage d’un clip vidéo… d’évangélistes… Des policiers sont venus faire causette…
Il y a peu de vent, c’est ensoleillé et sympathique : il ne nous en faut pas plus pour vouloir y rester le lendemain… Après une nuit aboyante (3 chiens ont gardé le périmètre, et ils l’ont bien gardé !), promenade matinale, révision du véhicule pour Francis pendant que je fais un brin de ménage. Après midi au soleil à lire. Cela fait deux jours que nous pouvons manger dehors, un vrai plaisir.

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Les 11 & 12/09/18 - Péninsule de Capachica - Llachon - Ccotos & Uros - Puno - 3 823 m

Direction le village de Llachon, mais surtout nous souhaitons partir de la péninsule pour aller visiter les iles Uros. Les iles qui sont visités à partir de Puno sont une escroquerie : ce sont des habitants de Puno qui se rendent dans ces iles totalement artificielles tout les matins avant les touristes et repartent après leur journée de travail.

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Nous mettons un certain temps à trouver La Florida - Llachon. Freddy et son papa ont créer un hospedaje-restaurant-services. Nous apprécions ce jeune homme et nous mettons rapidement d’accord pour qu’il nous emmène aux quelques rares iles Uros encore habitées.

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Nous partons dormir sur la plage.

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Le peuple des Uros était une ancienne tribu, distincte des Aymaras et des Quechuas, qui habitaient sur les rives du lac Titicaca jusqu’au début du 20° siècle.
On ignore quasiment tout de leurs origines. Certains pensent qu’il s’agit de la dernière branche du peuple Puquina, chassés des haut-plateaux par les invasions aymara vers la fin du 12° siècle. Ils ne vécurent pas toujours sur le lac.
Après avoir fuit les haut-plateaux, ils se fixèrent près de Tiwanacu en Bolivie, mais pour échapper à la tribut inca et à l’esclavage, ils construiront des radeaux, les attachèrent ensemble afin de se retirer sur le lac et suivre les bancs de poissons. Peu à peu la totora se désagrégea. Les embarcations se mêlèrent et formèrent plusieurs immenses lots.
La baisse du niveau du lac les obligea ensuite à migrer vers l’ouest en emportant les îles avec eux. Les missionnaires les fixèrent sur les rives avec beaucoup de difficulté, les chroniques ne leur rendent pas hommage : Peuple farouche, au teint presque noir, ils ne vivaient qu’entre eux et ne parlaient que leur langue. On les disaient sales et paresseux.
Les Uros ont disparus depuis les années 50. Ce sont des aymaras de Puno qui assurent le spectacle en perpétuant les traditions. Ils ne vivent pas sur les îles.

Quoi qu’il en soient il existent une petite minorité qui continue à vivre sur quelques îles. Nous abordons et Freddy nous ayant fait répété suma urukiya (bonjour en aymara), nous le disons très fièrement ! Trop drôle de marcher sur l’île !

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Nous sommes pris en main par Dino qui nous raconte les origines des iles en omettant le fait qu’ils ne sont pas des Uros. Nous parlons de l’avenir de ces quelques familles et sommes d’accord pour dire que les enfants ne veulent plus y vivre. En parlant de ça, nous avons vu l’école (bâtiment rouge au loin sur l’eau à 30 mn en bateau à moteur). Il nous indique les croyances qui perdurent : la trilogie condor, puma et serpent et y ajoute le crapaud qui porte bonheur.
Nous passons ensuite à la construction des îles. Lorsque le niveau du lac baisse, l’amas de racine est à porter de main. S’ensuit une découpe, puis à la remonté de l’eau, la plateforme est poussé en dehors de la zone de totora. Elle est ensuite tiré par les bateaux et arrimé à des poteaux pour qu’elle ne dérive pas. Elle peut durée trente ans avant de se détériorer.

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Le plancher est fait de couches alternées de totora qu’il faut changer tout les quinze jours. La totora sèche servait pour la cuisine. Les bâtiments étaient fait en panneaux de totora et posés sur un socle plus élevé de celles-ci. Aujourd’hui, des panneaux en dur sont recouvert de totora. Nous demandons à voir les intérieurs afin de savoir si vraiment ils habitent sur cette île. L’habitation principale ressemble à un dortoir avec les vêtements accrochés aux murs, quand à la cuisine collective…

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Nous passons aux moyens de subsistances. Principalement la pêche, qui depuis quelques années devient plus difficile. Ils pêchent en 3 jours ce qui se pêchait en 1. La cause de la diminution de celle-ci à deux causes, la première c’est une pollution amenée par la rivière du côté de Juliaca, la seconde est dû aux truites. Il y a quelques années, un élevage a chaviré avec un vent fort. Les truites en ont profité pour se répandre et se multiplier dans le lac. Carnivores, elles mangent les vairons des autres poissons.
Puis il y a la récoltent d’oeufs d’oiseaux au sein des totora, ils n’y vont qu’une fois par semaine, un peu de chasse qui est réglementé.

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Le tourisme est devenu indispensable pour leur apporter des espèces. Le système de troc pour les denrées est toujours d’actualité et tout les dimanches, ils vont au marché. Nous avons vu, lors de notre bivouac sur la plage, des bateaux qui emmènent du poisson le matin et les donnent à des collectivos.
Nous allons faire un tour en "Mercedes-Benz" voir comment se coupe la totora. Nous en profiterons pour récolter de la totora dont on mange le coeur.
Nous passons à la case artisanat, bien que nous sachons que tout vient d’ailleurs et n’est pas fait à la main malgré leurs dires, nous avons vu que ce qui leur est donné pour le temps passé avec les touristes n’est vraiment pas grand chose (nous avons aperçu l’échange d’argent que j’estime à 5 euros), c’est aussi ce qui nous a décidé à faire le trajet en mercedes-benz (4 euros). Nous achetons deux bricoles tout en faisant quand même baisser le prix.
En bref, nous avons rencontré des gens dignes et qui sont heureux lorsque l’on s’intéresse vraiment à eux, leur mode de vie et leur avenir.

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Nous retournons chez Freddy car nous allons manger sur place. Bon repas avec une soupe de quinoa divine. Ensuite, Freddy nous explique un peu l’agriculture des terrasses des alentours et nous montre les outils dont il se sert. En effet, en plus de son activité touristique, il est paysan. C’est d’ailleurs l’époque pour mettre en terre les pommes de terre.Nous sommes vêtus des habits traditionnels de la péninsule. J’adore le chapeau !

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Puis Freddy nous fait la démonstration de préparation du savon issus d’une plante. Puis le filage de la laine que toute femme fait ici.

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Du 13 au 15/09/18 - Puno - Chucuito - Péninsule de Socco - Puno - 3 937 m

Depuis quelques jours nous devons payer notre assurance par internet via Western Union. Sauf que notre banque s’évertue à vouloir nous envoyer un code pour valider la transaction par sms, or nous ne pouvons recevoir ledit code… C’est ce qu’on appelle se mordre la queue, d’autant que pour modifier le forfait, il nous faut recevoir un sms !
Du coup, on se dirige vers Puno, trouvons à se garer sur les hauteurs en sécurité et nous voilà partis à la recherche d’une officine de Western Union. Nous en profitons pour visiter le petit centre ville. Première banque, y’a rin. Seconde, le préposé est en réunion et ne revient pas avant 1/2 heure. Nous passons à la troisième qui nous demande des papiers officiels, je présente le passeport… Et là, la gourde de service me dit que ce n’est pas un papier officiel ! Je lui rétorque que si on arrive à passer les frontières avec, c’est que c’est un papier officiel. Devant son air ahuri et la colère de Francis qui monte au galop, nous repartons vers la seconde banque… Faut suivre.
Bref, lorsque notre préposé fini par revenir, qu’il est d’accord que le passeport est bien un papier officiel, que l’on fasse la transaction, c’est l’heure de grignoter.
Ensuite, direction le garage. Depuis fort longtemps Ch’uru rechigne a démarré. J’insiste lourdement pour qu’il teste les bougies de démarrage, bien que Francis fasse la moue. Nous sommes en désaccord sur la panne. Et qui c’est qui gagne ? Trois bougies sur quatre sont mortes. Le garagiste en profite pour tarauder les injecteurs et faire quelques réglages. La journée étant bien avancée et Francis refusant de repartir sur nos pas pour visiter Cutimbo, nous allons nous poser pour la nuit dans le village de Chucuito.

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Le lendemain matin, c’est visite du village. Le site du temple de la fertilité c’est mouahhhh ! Il veulent te faire payer pour voir deux ou trois champignons, que tu vois de l’extérieur… Les bâtiments et les jolies églises coloniales sont quelque peu délabrés, la ville n’est pas un modèle de propreté et les gens assez peu sympathiques. Nous trouvons une bouteille de gaz. C’est une femme d’un certain âge qui vend sur la place des bonbons. Elle laisse tout en plan pour m’emmener dans un local perdu où il y a toutes sortes de bouteilles.

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Nous filons sur la péninsule de Socco et trouvons un super bivouac qui surplombe le lac Titicaca. Malgré le vent qui nous empêche d’être directement sur la pointe pour une vue à 360°. Nous y restons le lendemain et comme le temps est plus nuageux, pas d’excuses pour travailler un peu.

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Le 16/09/18 - Pomata - Puno - 3 896 m

Etape intermédiaire pour se rapprocher de la frontière. Nous trouvons une cantina, pas mal de personnes y mangent, ce sera truite. Et comme c’est bon, nous prenons un plat à emporter pour le soir. Nous trouvons un bivouac à l’abri du vent, pas super top mais ça parait tranquille.

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C’est notre dernier jour au Pérou. Nous sommes enchantés de notre séjour dans ce pays. Si la côte n’a pas toujours été à la hauteur de nos attentes, notamment autour de Lima, le reste du pays est super et les gens charmants. A consommer sans modération. Cusco, bien que superbe, est vraiment agaçante car les prix sont exorbitants pour tout. Ce sera une déception, car nous n’avons pas pu profiter de toutes ses merveilles.