Argentine du 29/10 au 13/12/2012

Le 07 novembre 2012

En compagnie d’Albane, Julien et Laïa nous filons de bon matin pour notre journée d’expédition. Le temps est beau et sans vent. Nous rencontrons deux jeunes vétérinaires Lisa et Laurent qui se promène en Argentine pour 4 mois.

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Le premier objectif est vite rempli, car quelques minutes après le départ, nous apercevons nos dauphins ! Quelle joie ! Les Toninas ont un corps noir et blanc de petite taille (1m50) surmonté d’un aileron dorsal arrondi. Ils viennent jouer près du bateau en surfant sur les vagues.

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Puis nous croisons une île où vivent une colonie de Lions de mer ! L’odeur qui s’en dégage nous prend à la gorge ! Les oiseaux qui y vivent, se nourrissent d’une partie des excréments des Lions de mer ! Pour ce qui reste… nous le sentons !

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Nous débarquons au milieu de Pingouins de Magellan, qui sont beaucoup moins habitués aux touristes que ceux que nous avons croisé jusqu’à présent ! Nous pouvons enfin, nous approcher à distance raisonnable sans barrières et chemin tracé. Nous apprenons que les œufs doivent éclorent d’ici une dizaine de jours. Nous nous amusons à les voir se diriger vers l’eau, ce que nous n’avions pas vu puisque les plages nous étaient inaccessibles.

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Puis nous nous dirigeons vers les Gourfous sauteurs que nous avions hâte de voir. Nous traversons l’île qui est magnifique. C’est un petit paradis.

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Et voici ce que nous découvrons !!!

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Trop mignon !!! Nous tombons sous le charme de ces pingouins… Heu… Manchots…. Puis nous allons à la rencontre du Club Med des Lions de mer… ou trop vieux ou trop jeunes célibataires, qui se regroupent pendant un temps déterminé. Toujours remuants, mais sans agressivité.

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Un petit repas nous est servi, puis le vent décidant de se manifester de nouveau, nous repartons en bateau. Une journée parfaite, en compagnie de gens supers ! Pour fêter ça et se dire au revoir avec Albane et Julien, nous décidons d’un apéro dinatoire en compagnie de Lisa et Laurent. Nous intégrons avec plaisir Isa et Jean-Marc, qui nous font la surprise d’arriver ! Un beau final !

Le 08 et 09 novembre 2012

Vous savez quoi ? Le vent… ce coup ci c’est tempête !!! Bon, nous sommes à l’abri et vu le nombres de photos à trier et les films à monter ! Nous ne nous sommes pas ennuyé, d’autant qu’avant qu’ils ne partent nous avons discuté avec nos jeunes amis Albane et Julien et, que Lisa et Laurent sont venus nous rejoindre ! Forcement, nous ne finissons pas ce que nous faisions !!! Peu pas tout faire ! Donc re-belote le lendemain et nous profitons de la wifi de Darwin Expediciones. Demain, nous nous dérouillons les gambettes !

Le 10 novembre 2012

En avant pour voir les Cormorans gris, au bord de la Ria Deseado. Le paysage est encore une fois superbe ! D’autant que le temps est splendide. Nous nous promenons dans les canyons,  sur la rive… Le site est vraiment beau.

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Et le soir, nous récupérons Lisa et Laurent qui plante leur tente à côté de nous. S’en suit une belle soirée autour d’un poulet au  coco et de gâteaux… car à Puerto Daseado, en plus du site super sympa, il y a une excellente panaderia (boulangerie) !!!!

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Le 12 novembre 2012

Nous partons pour aller voir le bosque petrificado qui se trouve à … 275 km dont 50 de piste. A environ 10 km de l’arrivée, nous nous retrouvons dans un décor minéral superbe, au milieu des différentes couleurs de couches de sédiments, ocre, rouge, blanc et jaunes qui avoisinent les coulée de lave, puisque nous sommes au cœur d’un ancien secteur volcanique.

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Le site en lui-même, est aussi beau. Sous l’œil du volcan Madre y Hija au loin, le parcours nous emmène vers un point de vue superbe. Pour faire court : il y a 150 millions d’années (Jurassic), se trouvait à cet endroit une foret exubérante comprenant les ancêtres des araucarias et de palmiers gigantesques. Le continent était encore attaché à l’Afrique et la cordillère des Andes n’existait pas. Puis vint une période d’intense activité volcanique, de mouvements des plaques terrestres, de vents violents qui occasionna  la chute des arbres. Les cendres recouvrir le tout. Durant des milliers d’années, l’eau infiltra dans le bois des minéraux, combla les cavités. Le temps favorisa la cristallisation (ou pétrification). Puis vint le temps de l’érosion qui permis aux arbres de refaire surface. Ce lieu au contraire de celui de Sarmiento est le lieu natif de ce processus. Nous profitons de ce paysage et nous y bivouaquons au milieu du silence, des guanacos et nous l’espérions de puma… Pas de puma pour cette fois !!! Tant pis !

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Le 13 novembre 2012

Nous reprenons la route et y voyons un Hollandais Jean (prénom francisé pour nous !) avec son plateau du vélo cassé. En voyant tout ce qu’il y a à transporter, nous jugeons qu’on ne peut l’aider. Puis, comme nous nous sentions mal de ne pas avoir tout essayé, nous effectuons un demi-tour ! Avec un peu d’ingéniosité et une sangle, le vélo et sa remorque prennent place sur notre porte-vélo, et ses bagages et lui dans la Roulott’. Direction Puerto San Julian, ou nous pensons qu’il pourra se faire dépanner. Il est parti de Trelew en direction d’Ushuaia. Perso, la Ruta 3 n’est pas l’endroit rêvé pour découvrir de beaux paysages. On ne traverse que la Pampa ! C’est monotone, venté et droit ! Nous espérons avoir des nouvelles ! Nous avons enfin pu prendre des photos des bébés nandus ! Et, mesdames, c’est papa nandu qui couve et qui éduque les petits ! C’est pas beau ?

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Le 14 novembre 2012

Il existe un chemin côtier qui part de Puerto San Julian. La ville est petite, sympa. Elle est considérée comme berceau de l’histoire patagonne. C’est Magellan qui y aborda la première fois et rencontra les indiens Telhueches. Après lui, Viedma, Drake et Darwin s’y aventurèrent. Lors de notre tour sur le chemin, nous croisons une superbe petite plage, qui n’attendait que nous ! Du coup on s’y pose. Soleil, farniente… Génial ! Nous pensions même y passer la nuit. Mais vers le soir, de gros nuages noirs au loin et le vent qui s’était levé, nous ennuient fortement. Nous cédons à la prudence, et regagnons la ville. Dommage, car ce n’était pas méchant. Nous voyons arriver Isa et Jean-Marc, qui nous informe avoir croisé Véro et Patrice au Bosque, ils allaient a Puerto Deseado.

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Le 15 novembre 2012

Nous pouvons considérer cette journée comme « pourrie ». En premier, course, gasole après une nuit bruyante (on regrette d’avoir été sages et de ne pas être resté sur notre plage !). Puis direction Cdte Luis Piedra Buena pour être au plus près du parc Monte Leon, où le seul camping autorisé est hors de prix pour des prestations inexistantes. Nous nous installons au bord de l’eau sur un ripio pour manger, lorsque une femme recule et nous emboutie l’arrière de Roulott’. Elle doit penser que les rétros servent de déco, car pour ne pas nous voir, il fallait être balaise ! Comme nous ne cédons pas à sa demande d’argent, car il parait que nous sommes en tort, nous repartons manger. Puis la police arrive, et nous allons tous au commissariat ! Déposition (en espagnol !), récupération de la déposition 2 heures après, réparation sommaire. Rien de grave, mais le panneau de la douche est touché mais pas cassé. C’est rageant ! Mais bon, en même temps, cela ne nous empêche pas de continuer !!! Mac Gyver a tout arrangé !

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Le 16 novembre 2012

Visite somme toute assez rapide du parc Monte Leon, il est sympa et la marche pour voir les pingouins (nous espérions voir des petits…) nous fait du bien. L’ile des cormorans est impressionnante. Le site, est une ancienne estancia où l’on récupérait le guano et où l’on massacrait les Lions de mer pour la graisse. Il parait qu’il y a des pumas, nous en rigolions, en cherchant partout la queue de l’un d’eux comme des gosses, lorsque des Français Elise et Jean-Bernard et leurs deux enfants nous ont raconté qu’ils en avaient vu deux la veille au soir vers 9 heures !!! Nous bivouaquons le long de la route, au bord du rio Coig, qui forme à cet endroit une belle lagune pleine d’oiseaux. Nous avons raté la route pour nous rendre un peu plus dans les terres le long de l’estuaire, mais les moutons du lieu n’ont pas fait de bruit la nuit !

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Le 17 novembre 2012

Nous filons vers la Laguna Azul qui se situe à 5 km de la frontière chilienne. Le site petit nous plait, bien que le vent et le temps gris nous accompagne. Le lac s’est formé à l’intérieur du cône volcanique bien abrupte et sert de refuge aux oies et à des ibis… quoique nous n’en sommes pas sûrs… ils en ont le bec ! Nous planquons tout ce que les chiliens pourraient nous piquer à la frontière, n’étant pas sur de ce que l’on peut passer ou pas !

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Le 18 novembre 2012

Passage de frontière rapide et sympathique, notre douanier nous a même laissé notre beurre et nous lui avons collé dans les mains le reste de miel que l’on avait gardé exprès ! Pour les futurs vadrouilleurs, voici le site du ministère de l’agriculture chilien : www.sag.cl (en espagnol !).
Pour faire bref :
-          Produits issus de l’apiculture : miel, pollen…, à cause des maladies
-          Produits artisanaux avec des parties d’origine animal et végétal (plume, os, bois toujours a cause des maladies)
-          Fruits et légumes frais (faire cuire, cela passe) à cause des insectes (à croire qu’ils s’arrêtent aussi à la frontière…)… par contre les fruits secs artisanaux ne passeraient pas non plus, nous avions planqué les tomates séchées…
-          Fleurs, plantes pour les graines (du coup, on a planqué tout ce qui était légumes secs, poivre en grain…)
-          Les insectes ! Là j’ai pas tout compris…. A moins d’avoir un élevage d’insectes dans le cc !!!
-          Tout types d’animaux a cause des maladies
-          Viandes, abats, charcuteries, jambons… et les produits laitiers et dérivés pour les maladies comme fièvre aphteuse, vache folle…
-          Produits bio, produits vétérinaires et aliments pour animaux (fait avec des farines animales pouvant avoir des maladies)
Mais comme nous étions en transit, ce fut bref. D’autant que la marche pour monter dans Roulott’ étant haute, le chien n’est pas monté… et ne parler que Français avec trois mots d’espagnol et un grand sourire, le frigo étant éteint et vide, c’est tout bon ! On verra si cela marche à chaque fois !!!
Une belle route bétonnée, passage par bac pour accéder à la Isla Grande, re-route asphaltée puis tout change après Cerro Sombrero. Là, c’est pique et pique et colle et gramme ! Nous nous décidons pour la route la plus courte… mais pas la plus rapide ! 100 km de ripio qui vont en se dégradant !!!! De 30 km/h, nous passons souvent à 20 ou encore moins ! Soit 5 h de route qui nous ensable, nous et la Roulott’ !!! Nous sommes crevés et l’on décide de passer les deux frontières dans la foulée. Cool  et sympa ! Par contre, il n’y a pas vraiment de ville et le vent ne nous permet pas de passer la nuit n’importe où. On se réfugie à la station YPF de San Sebastien côté argentin. Demain sera un autre jour !

Nous avons rencontré sur la route, un couple brésilien en Harley. Jean-Yves, dont les parents bretons sont venus au Brésil dans les années 50, y vit toujours et parle un Français excellent !!! Ils vont aussi à Ushuaïa.

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