Equateur du 28/03 au 30/04/2018

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Le 28/03/2018 - Passage frontière - Tulcan

Suite à notre expérience de l’aller, nous rusons immédiatement, direction la file réservée. Certes, il faut être patient mais c’est un bonheur de ne pas rester des heures à patienter debout. La restitution du papier du véhicule ayant été expéditif, nous voici confiant pour la suite en Equateur. Je demande directement à passer devant et nous faisons l’entrée en Equateur. Reste le véhicule et là ce n’est pas le même rythme, notre interlocutrice papote avec sa collège, grignote des fruits, fait d’autres papiers en même temps, puis le pompon c’est lorsqu’elle veut relever le numéro de moteur : elle est trop petite et la voiture est sale ! Puis, il nous faut déplacer le véhicule alors que l’on nous avait indiquer cet emplacement. Bien entendu il n’y a pas d’autres places et nous devons nous relayer au volant pendant que l’autre finit les papiers à tour de rôle. Bref, nous rentrerons quand même dans le livre des records car nous n’aurons mis que deux heures et demi. Nous filons directement à Ibarra au camping Sommerwing.

Les 01 & 02/04/2018 - Ibarra - Imbabura - 2 225 m

Nous passerons deux jours charmants en compagnie de Claude et Georges. Les garçons en profitent pour fêter leurs anniversaires, un en retard et l’autre en avance. Champagne !

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Nous profitons de la machine à laver et d’internet. Nous pensons de plus en plus vendre Ch’uru en AmSud et acheter un ensemble plus compact pour la suite de nos voyages.

Le 03/04/2018 - Otavalo - Imbabura - 2 500 m

Nous retrouvons Claude et Georges et parcourons le marché ensemble. J’adore fouiner dans ces stands d’artisanat à la recherche de la perle rare. Je confie mon ammonite à Herman, c’est un artisan bijoutier qui fabrique des bijoux magnifiques, après s’être mis d’accord, je trépigne d’impatience pour voir le résultat. Achat à tout va de perles, fils et tagua, il va me falloir du temps pour faire quelques bijoux maintenant. Nous allons au mercado municipal où nous goutons de nouveaux fruits, des sapotes. Retour et départ de nos amis, nous dormirons sur place pour attendre ma parure. En attendant c’est cuisine, pot au feu et sauce bolognaise.

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Le 04/04/2018 - Laguna Cuicocha - Imbabura - 3 068 m

C’est avec un grand plaisir que Francis s’essaie à la flute de pan et à la mandoline, que je farfouille pour trouver de petits collier sympa. Nous changeons nos pesos colombiens car nous avons décidé de ne pas y revenir.
Le temps est gris et nous espérons que nous pourrons apercevoir la Laguna Cuicocha. Nous n’aurons pas beaucoup de temps pour nous promener avant que le déluge nous tombe dessus nous aurons quand même aperçu le volcan, le petit musée sympathique nous divertira. Nous bivouaquons à l’extérieur du parc en pleine nature en espérant que mère nature cesse de pleurer.

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Le 05/04/2018 - Nanegal - Pinchincha - 1 168 m

Plus de pluie, nous en profitons pour nous aérer même si le volcan se cache encore.

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Nous poursuivons notre route pour aller vers Mindo en passant par la vallée de l’Intag qui nous offre de beaux points de vues malgré les nuages. Nous évitons de moudre les grains de mais qui sèchent directement sur la route.

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Arrivé à Villa Alegre, deux voies s’offrent à nous, une dans un piteux état pleine de boue et l’autre un peu mieux mais beaucoup plus longue. Plein d’énergie et d’aventure, après des renseignements qui ne nous renseignent pas beaucoup : "il faut aller doucement", nous partons par le raccourci boueux. Les premiers dix kilomètres nous font douter de notre bon sens, puis la "route" se transforme un chemin au milieu des plantations de canne à sucre. Mais c’est mieux, enfin moins pire. Nous sommes seuls au monde, serpentant au milieu de la végétation, passant sur des ponts, cahotant, espérant que nous arriverons en un lieu où nous trouverons une place pour dormir.

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Nous arrivons à Nanegal, petit village sympathique qui nous offre un bivouac sur sa place. Le voisin est charmant et nous assure que nous serons très bien pour y passer la nuit. Nous organisons une visite guidée de Ch’uru pour le bénéfice des occupants de deux véhicules (ils doivent rejoindre leur village à 4 heures de route), obnubilés par nos toilettes !

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Du 06 au 08/04/2018 - Mindo - Pinchincha - 1 524 m

Pour rallier Mindo, petit village niché au milieu de la forêt subtropicale, nous négligeons les raccourcis pour profiter de l’asphalte. Mindo est réputé pour sa nature, papillons, oiseaux et cascades, du coup c’est hyper touristique. Nous stoppons en bord de rivière et chassons les renseignements. Tout est cher. Nous ne trouvons pas la propriété sur laquelle nous voulions nous poser et décidons de stationner sur le parking de la gare de la nacelle qui mène aux cascades. Pas question pour moi d’y faire un voyage ! Nous sommes au milieu de la forêt et nos voisins Toucan sont très discrets.

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Nous arpentons le chemin en quête d’oiseaux dès l’aube. Nous n’en découvrirons peu mais la promenade est très sympathique.

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Peu d’air et l’après midi est chaude et humide. Je profite de ce moment sans activité pour faire quelques parures en Tagua, cet ivoire végétal issu du palmier à ivoire d'Amérique tropicale.
En 1798 des espagnols découvres que les Quechuas font des objets et des bijoux avec le fruit d’un palmier. Les allemands le découvrent par hasard en acceptant une cargaison et le travaille. Gardant jalousement le secret, les artisans italiens et le reste de l’Europe supposait que le Tagua venait d’Afrique. Après l’ouverture du canal de Panama, le secret fut éventé et l’Equateur l’exporta. Les armées se servaient du Tagua pour les boutons des uniformes. A partir de la seconde guerre mondiale, le déclin s’amorça. Les indiens d'Amazonie croient que la noix de Tagua apporte bonheur, amour, prospérité et abondance.

Pour notre dernier jour sur Mindo, nous effectuons un petit tour en ville, puis nous flânons sur le chemin du bord de rivière en admirant la flore. Le bivouac se fera sur le parking à proximité de la mariposa.

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Le 09/04/2018 - Mitad del mundo - Pinchincha - 2 550 m

Notre prochaine destination est très kitch. Nous allons sur la ligne de l’Equateur, mettre un pied sur chaque hémisphères, sachant que le passage de la ligne n’est pas ici mais en plein milieu de la route… Le site est très aménagé, petits musées, attractions pour les jeunes et magasins. Un musée succinct sur le pays et des expériences qui ne fonctionnent pas vraiment font le reste. On fait un cocorico : un bel hommage est rendu à l’expédition de la Condamine qui permit, de 1735 à 1743, de mesurer trois degrés du méridien afin de déterminer la figure de la Terre. Etait elle en forme de "mandarine" ou de "citron" ? C’est la mandarine qui gagne : le globe terrestre n'est pas une sphère parfaite, mais est enflé près de l'équateur et aplati aux pôles.

"En 1743, La Condamine rejoint Cayenne en descendant la rivière Amazone. Il cherche ces amazones mythiques qui peupleraient ces régions. Ce voyage permit de dresser une carte du cours de l'Amazone, de décrire l'arbre quinquina, dont est extraite la quinine, de découvrir l'arbre à caoutchouc et l'usage du curare, poison utilisé par les Amérindiens pour leurs flèches.
Il observe et explique le phénomène de la « pororoca », flux marin à l’embouchure de l’Amazone, qui se produit pendant les trois jours les plus proches de la pleine lune et de la nouvelle lune à l’occasion de la marée haute. Une vague de mascaret se forme à l’embouchure du fleuve au niveau de la rivière Araguari, où existent des bas-fonds et des bancs de sable. Elle peut déferler pendant quatre heures, atteindre une taille maximale de quatre mètres et une vitesse de soixante kilomètres à l'heure.
Il a décrit de nombreux animaux inconnus, dont le Colibri de Quito, le Condor des Andes, le Mico d’Amazonie, le Lamantin d’Amérique, le Perroquet jaune et le Jaguar du Brésil, l’oiseau Trompette de Guyane et le Tapir."

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Nous essayons d’arracher la permission de dormir sur place, mais la charmante secrétaire très troublée par notre demande et angoissée de ne pouvoir contacter son supérieur nous oppose une fin de non recevoir. Nous partons vers la Pukara de Rumikucho à l’écart de la ville et doté d’un parking. Visite rapide du site avec une belle vue sur la vallée. Nous demandons si cela ne gène pas que l’on dorme sur place. Après quelques hésitations, (car cette demande nous fait paraitre comme des extraterrestres à chaque fois), le propriétaire et chef de la communauté, préfère que nous installions C’huru chez lui. Nous voici coincé entre deux bâtiments au lieu de profiter de la vue, mais c’est parait il pour éviter que la police nous déloge en pleine nuit. Très gentil de sa part. La famille a un restaurant qui ne fonctionne que le week end mais nous demandons à ce qu’ils nous préparent le petit déjeuné du lendemain.

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Les 10 & 11/04/2018 - Parc Cotopaxi - Cotopaxi - 3 280 m

Il fait gris, nous n’allons pas à Quito car nous avons décidé de revenir en Equateur plus tard.
Le mois d’avril n’est pas idéal pour visiter ce pays, mais nous n’avions pas le choix car les trois mois précédents étaient eux idéals pour visiter la Colombie sans trop de pluie… C’est toujours un casse tête d’essayer de profiter des saisons favorables pour voyager et contempler les paysages dans de bonnes conditions climatologiques… Mais nous sommes agréablement surpris que la météo soit si clémente car il pleut moins que prévu.

L’Equateur est une vrai bonne surprise, autant la Colombie nous a laissé sur notre faim (peut-être en attendions nous beaucoup trop) que ce petit pays nous comble, il est magnifique et les gens d’une gentillesse rare. C’est pourquoi nous voulons y revenir plus tard et en profiter pleinement.

Nous filons directement à l’entrée sud du parc du Cotopaxi, nous zappons la traversée Nord-Sud à cause du temps couvert. Nous bivouaquons sur le parking et espérons que les fortes pluies qui dureront toute la nuit cesse.

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Matin sans nuages et sans pluie ! On voit enfin le Cotopaxi culminant à 5 897 mètres d'altitude. Il est le plus haut volcan actif de ce pays. Il représente un cône parfait dont le cratère principal mesure environ 550 à 800 mètres de diamètre. Son éruption la plus importante date de 1877, lorsqu'il détruisit plusieurs villes et vallées.

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Le parc est gratuit, nous partons pour faire le sentier de la laguna. Même si le temps est un peu couvert, nous sommes ravis.
Nous sommes à 3 880 m, mais le chemin est plat autour de la lagune. Des canards et des poules d’eau énormes, des colibris géants (Colibri du Chimborazo Oreotrochilus chimborazo) que nous avons le bonheur d’apercevoir, fleurs nouvelles (Chuquiraga jussieui) qui servent de nourriture aux colibris et ont des vertus thérapeutiques, ainsi que mousses, nous comblent.

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Nous allons ensuite faire le chemin du Paramó en surveillant les nuages. Des coups de tonnerre rythment notre marche. Nous reviendrons au véhicule juste à temps ! Retour au parking, ça ne nous dit rien de dormir sur les aires aménagées dans le parc avec la pluie.

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La pluie cessant en soirée nous avons droit à ça :

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