Soif de bougeotte
 

"Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant"
Bernard le Bovier de Fontenelle

 
 
 

 

Paraguay suite...
 

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Du 04 au 06 octobre 2013 – vers le Paraguay
 
Il pleut, du coup, nous décidons de reporter le départ… Il fait plus frais. Nos amis les Nocybé partent… Le lendemain, c’est parti ! Route neuve, peu de camion… nous apprécions. Pas de photos d’oiseaux, pourtant nous en avons vu des nouveaux. Nous nous arrêtons à quelques km de Ponta Pora, car nous souhaitons passer la frontière de bonne heure le lendemain. Crêpe aux mures pour Francis… Y’a pire ! Nous mangeons également la "carne de sol", viande cuite par le soleil, elle se conserve malgré la chaleur, en plus ce n'est vraiment pas mauvais !
Le lendemain, nous sommes dimanche. Dernier plein de gasoil au Brésil (il est moins cher qu’au Paraguay). Puis, ayant lu que ce passage de douane risquait d’être ardu, nous demandons à la police militaire de nous renseigner… On attend encore ! Heureusement, qu’un motocycliste paraguayen, nous emmène devant le bâtiment de la police. Nous sonnons, car tout est fermé le dimanche… Au bout d’un certain temps, (2 sonnettes), un policier arrive, prend nos passeports et disparaît dans les locaux, pendant que nous restons sur le trottoir devant les grilles… Nous récupérons nos passeports, nous sommes sortis du Brésil. Reste à rentrer au Paraguay… Et c’est pas gagné… car la douane est fermée le dimanche ! Elle n’ouvre qu’à 19 h 00 et comme nous ne roulons pas la nuit… Nous demandons si nous pouvons dormir sur place…
Il faut préciser, que ces villes frontières du Paraguay et du Brésil ont très mauvaise réputation, trafic de drogues et d’armes… C’est pour cette raison, que je ne voulais pas qu’on y reste ! Ben, c’est raté. Nous retournons du côté brésilien (là nous sommes des clandestins !) nous garer près des camions qui attendent aussi pour passer. Nous discutons avec une famille brésilienne charmante  dont les enfants apprécient beaucoup l’intérieur de la Roulott’ au grand désespoir de Francis.
 
Du 07 au 09 octobre 2013 – Parc Cerro Cora
 
Ce matin, passage rapide à la douane du Paraguay. Nous effectuons une trentaine de km et avons 3 contrôles de police… sûrement du aux trafics. Les policiers sont super sympas et sont heureux que nous venions visiter leur pays. Cool ! Nous arrivons au parc, le guadaparque nous donne un plan et nous nous installons dans le camping gratuit… Re-cool ! Le temps de faire le tour pour repérer le meilleur coin, je vois un gros iguane ! Re-re-cool !

 
Paraguay
 
Le parc est surtout un lieu historique, c’est ici que la guerre de la Triple Alliance s’est fini par la défaite du Paraguay. Un peu d’histoire ? Hummm ?
 
Francisco Solano Lopez et son père avant lui, ont désenclavé le pays par le biais de voies de communications, une flotte importante, une promotion du commerce et donner un sentiment de grandeur nationale au pays. Des problèmes de frontières non réglées depuis les indépendances des pays, ainsi que sous l’impulsion de l’Angleterre qui n’appréciait pas l’indépendance commerciale du pays, une coalition Argentine, Brésil et Uruguay (Après que le gouvernement allié au Paraguay ai été renversé par le Brésil), décida d’en finir avec ce « mauvais exemple » d’indépendance du Paraguay et en profiter pour récupérer des terres. La guerre de la Triple alliance (1865-1870) fut un génocide, un massacre. A Cerro Cora en 1870, Solano Lopez meurt, une troupe d’enfant défend le dernier carré paraguayen pendant que les femmes s’occupent des blessés. Les armées alliés mettent le feu à la plaine pour qu’il ne reste rien. A la fin de la guerre, il reste environ un homme pour 3 femmes. (221 079 survivants dont 106 254 femmes, 86 079 enfants et 28 746 hommes sur une population d’environ 525 000 habitants). L’occupation qui dura 5 ans, finit de détruire ce pays.

 
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Nous faisons nos grillades et je fais cuire le pain sur les braises… Super bon ! Je confectionne aussi une grosse chipa (à base de farine de manioc). Nous profitons de ces moments de détente pour regarder les iguanes venir autour de nous ! Je ne savais pas qu’ils mangeaient de la viande et nous nous amusons à leur donner à boire. Du coup, cela nous rappelle ce que Francis avait vu sur une route du Brésil, un iguane qui mangeait un fourmiller mort. Il n’avait pas rêvé ! De nouveaux oiseaux, des chauves-souris, et même un serpent noir et blanc dans un palmier… mais je n’ai pas dégainé assez vite ! Grrr…

 
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10 octobre 2013 – vers la réserve Mbaracayu
 
Nous partons du camping. Le garde nous dit qu’il y a un mirador à 5 km, on décide d’y aller et nous reviendrons dormir ici… Sauf que le chemin est en contrebas, qu’il est complètement sableux et que l’on laisse la Roulott’ bien en vue de la route et que l’on part pour au moins 2 h… Francis décide que nous n’irons pas. En fait, bien nous en a pris, car la pluie se met de la partie ! Dommage car le paysage est superbe. Encore un arrêt police, pour simplement discuter avec nous. On en profite pour leur demander où l’on peut retirer de l’argent, car on va finir par en manquer ! Comme la pluie tombe vraiment beaucoup, nous décidons de zapper le site de la Laguna Blanca. 30 km aller dans un chemin hyper boueux… Pas envie. Nous nous réfugions dans une station pour passer la nuit, en espérant que la pluie finira par s’arrêter.

 
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Le 11 & 12 octobre 2013 – Réserve Mbaracayu ?
 
La pluie ayant cessé, nous reprenons la route, qui est sympa, sans trop de circulation. Nous traversons des villages où prédomine des maisons construites en bois, et bien que leurs propriétaires paraissent peu argentés, les alentours sont d’une propreté assez peu répandue en AmSud.

 
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Nous quittons la route asphaltée pour une piste d’une soixantaine de km qui doit nous mener à la réserve. La piste large mais n’est pas toujours super entretenue, sableuse par endroit. Par temps sec, nous la trouvons pas trop difficile. Nous traversons des villages d’indigènes, maisons en bois et torchis. Un programme est en place et l’on voit émerger des maisons en briques qui à terme remplacerons les habitations assez précaires. Encore une fois, nous sommes ravis de constater la propreté des lieux.

 
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Nous arrivons au village de Villa Ygatimi. Super grand, avec un débordement d’activité alors qu’il se trouve à 60 km de tout, au bout d’une piste… Nous empruntons une autre piste… là, on commence à se dire que cela ne va pas être aussi facile, puis, enfin un panneau ! Plus que 10 km, mais le chemin devient plus compliqué, trous, raviné, bosses, sable, et pour finir eau et boue… En allant voir plus loin, j’ai failli laisser les tongs dedans ! Pas possible de faire demi-tour si cela devient pire… On renonce ! A 5 km de l’arrivée, c’est rageant ! Mais nous sommes seuls et ne prenons pas de risque, la Roulott’ passe super bien, mais ce n’est quand même pas un 4x4. Peut-être que si nous étions avec nos amis Patevéro, nous aurions tenté le coup !



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