Argentine du 10/06 au 10/08/2014

Les 23 au 24 juin 2014 – Vers Hualfin – Catamarca

Nous suivons la 40, qui nous réserve encore de beaux paysages dans le défilé du rio Belén. Nous regrettons de ne pas y passer un peu de temps… il nous faut avancer un peu. Nous nous retrouvons plus tard dans un paysage de pampa entre deux chaînes de montagne. Des travaux nous font passer sur les hauteurs, nous permettant d’avoir une belle vue de la vallée. Nous trouvons un bivouac près du rio, un peu dans le sable. Très tranquille !

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Nous avons failli passer sans s’arrêter à Hualfin (Malfin en langue Cacan). Cela aurait été vraiment dommage. La région était prospère en minerais, or, argent, cuivre et situé sur l’ancien Chemin de l’Inca. Le village, sur le lieu d’un ancien village indigène, était une estancia, c’est une oasis verdoyante et fertile au milieu d’un paysage aride. Nous allons visiter la chapelle Nuestra Senora del Rosario, datant de 1770, en adobe et bois de algarrobo. Les peintures naturelles de l’intérieur sont d’époque, conservé grâce à l’aridité ambiante. C’est un petit joyau de simplicité.

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Puis nous sommes dirigés vers le musée, qui regroupe des pièces des différentes cultures des environs, Condor Huasi, Ciénaga, Aguada et Belèn. Des pièces viennent du site de haute altitude, une pucara fortifiée. La jeune femme qui nous guide, regrette le peu d’attention des pouvoirs publics sur la recherche et la conservation des pièces archéologiques des environs, et du pays en général.

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Le 25 juin 2014 – Musée de la Pachamama – Amaicha del valle -Tucuman

Nous passons dans la petite ville de Santa Maria, et nous voyons immédiatement que nous sommes sur le territoire de la Pachamama (déesse indienne de la Terre). « Les peuples andins affirment leur dévouement à la Pachamama tout le long de l’année (carnaval, semences, récoltes, Toussaint…). Au mois d’Août, lorsqu’elle s’apprête à donner la vie, on lui rend hommage en guise de remerciement pour les récoltes passées et à venir. En vénérant la Pachamama, les communautés partagent un sentiment d’appartenance à la Terre et non l’inverse, et sont conscients de l’importance de cohabiter pacifiquement avec les autres enfants de la Pachamama (animaux, plantes, les éléments…).

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Sur notre carte nous avons vu qu’il existe un musée dédié à la Pachamama dans le petit village d’Amaicha, situé dans les vallées calchaquies. C’est l’artiste plasticien Hector Cruz, natif de la région qui a construit le musée. Ce lieu est consacré à la déesse indienne de la Terre. Ouvert en 1996, il s’organise comme une citadelle sacrée d’époque. Il représente un autel sacré à la Terre Mère (Pachamama en Aymara et Quechua).

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La salle de géologie : C’est une description détaillée de la formation géologique des vallées calchaquies. On y trouve des échantillons de minéraux, cartes et une réplique de galerie minière.
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La salle d’anthropologie : On y trouve une réplique de logement typique indigène, des vêtements, des objets de la vie quotidienne, des instruments de musiques et des céramiques.

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L’ensemble des patios, terrasses, sols et murs sont envahis par des guerriers mythiques, des symboles mythologiques et autres dieux millénaires, les cactus se mêlant aux sculptures. Le culte de la Pachamama serait apparu entre le V° et le XI° siècle, sous le règne de la civilisation Tiwanaku. Ce culte est partagé par différentes ethnies amérindiennes de l’Equateur, de Bolivie, du Pérou, du Chili et de l’Argentine. Deux autres divinités jouent un rôle important dans cette cosmovision : le soleil (Inti) et la lune (Quilla).

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Nous passons une superbe journée et dormons sur le parking du musée.

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