Argentine Du 29/10 au 13/12/2012

Pour le dernier jour, nous ferons une partie du senda costera. Dès le matin, la pluie peu abondante mais présente est là. Nous prenons notre temps. Ce chemin côtier, nous réserve de beaux panoramas. Les garçons nous quittent et nous continuons toutes les deux dans le sentier qui devient très boueux.

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Le 01 & 02 décembre 2012


En prévision de la grimpette au glacier Martial, nous effectuons quelques emplettes et zou, on file. Nous rencontrons Mickaël et Virginie qui eux en reviennent !  (sont plus jeunes !!) Comme nous discutons trèsssssssssssssssssss longtemps, et que le temps se bouche, nous mangeons tous ensemble. Et comme le temps devient franchement pas beau…. On recommence le soir ! Les garçons font même un feu pour griller la viande ! Dodo à 2 h du mat. Et réveil sous la neige ! Alors, le glacier !!!!! Il nous attends toujours ! Pour fêter ça, nous trouvons notre araignée de mer chez un super poissonnier ! Hummm !!

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Du 3 au 5 décembre 2012

C’est partie pour le canal de Beagle !  130 km dont 40 de goudron… c’est la Roulott’ qui est contente. Nous passons le long de l’estancia Haberton, qui fut une des premières de la région. Elle a été créé en 1886, lorsque le missionnaire pionnier Thomas Bridges (1842-1898) a démissionné de la mission anglicane à Ushuaia et qui fut un refuge pour les indiens Yamanas. Nous n’avons pas été la visiter, ni le musée adjacent. Notre but, le Rio Moat, là ou la route se termine.

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Nous passons par des paysages différents à chaque détour. Montagne, forêts, tourbière, mer… Les arbres sont tellement inclinés, qu’ils nous font redouter un coup de vent. Nous espérons trouver un bivouac abrité au cas ou ! Le temps est toujours aussi joueur, nous passons de rayons de soleil, à une pluie fine qui se transforme en grésil ! Ce n’est pas pour rien que nous avons ressorti la couette et mis le chauffage régulièrement depuis quelques jours. Et nous sommes à quelques jours de l’été ! Nous y croisons encore des oiseaux, que nous n’avions pas encore photographié.

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Après une bonne nuit, nous partons pour une promenade digestive ! Pas de chemin apparent, sur une tourbière d’une épaisseur incroyable. C’est vraiment drôle de marcher dessus ! Sauf lorsque l’on voit apparaître l’eau autour de la chaussure ! Et ne parlons pas de la boue ! Les plages sont en galets et pour certain de taille impressionnante. De la pluie, du soleil, de la pluie… on commence a être habitué !

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Le lendemain, nous levons le camp, nous essayerons d’aller de l’autre côté, vers Ushuaïa. Nous croisons quelques oiseaux nouveaux, et la Roulott’ malgré le chemin humide, grimpe vaillamment les côtes ! Nous passons par le pueblo Almanza, dans lequel nous repérons une pancarte nous proposant du poisson et autre… Nous nous y arrêtons au retour. Nous ne continuons pas trop loin, car le chemin nous parait au bout d’un moment un peu trop difficile pour la Roulott’. Petits joueurs peut-être… mais on assure ! Le bivouac se fera après notre village de pêcheurs en compagnie de chevaux, au bord d’un ruisseau.

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Du 6 au 9 décembre 2012

Notre séjour à Ushuaia va prendre fin. Nous nous prenons 3 jours pour nous mettre à jour des photos, films, site… Le temps est encore moyen, nous décidons de passer ces jours au camping. Pas de problème de réserve d’électricité, wifi à gogo… Nous profitons d’un dernier petit tour en ville, pour visiter le musée Yamana, qui nous explique bien les origines, la vie et l’extinction des peuples amérindiens du secteur.

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… Il n’y avait personne sur la Terre. Personne au Nord et personne au Sud. Personne à l’Est et personne à l’Ouest. Il y avait seulement Kenos, l’envoyé de Temaukel, « celui qui est là-haut ». Kenos arriva sur la terre des Onas et regarda aux alentours. Ensuite, il se rendit jusqu’à une terre marécageuse, il y trempa ses mains et les sortit pleines de boue, de racines et de feuilles. Il laissa s’égoutter l’eau et commença à  travailler la boue humide. Il façonna un organe sexuel masculin et le laissa sur le sol. Ensuite, il retourna au marécage au marécage et avec de la boue nouvelle, il façonna un organe sexuel féminin. Une fois qu’il eut réalisé cela, il s’en fût.
La nuit vint alors et, pendant que régnait l’obscurité, les deux organes sexuels s’accouplèrent. Le matin suivant était apparu un être humain, le premier ancêtre des Onas. En un seul jour, cet être grandit jusqu’à atteindre la taille d’un adulte. Pendant la nuit suivante, les organes sexuels de boue recommencèrent à s’unir et un autre ancêtre apparut. L’épisode se répéta durant de nombreuses nuits jusqu’à ce que la terre des Onas se couvre de gens, hommes et femmes, qui furent les premiers Onas.
Mais la tâche de Kenos n’était pas encore terminée : Kenos s’en fut au Nord, loin, très loin. Là-bas, aux confins du monde, il recommença à créer des organes sexuels à partir de la terre. Mais cette fois-ci il les fabriqua sur une plage, utilisant le sable comme matériau. C’est pour cela que les Koliot (les étrangers, les blancs) ont la peau claire. Les premiers ancêtres qu’il avait formés, en revanche, avaient la peau foncée, car la terre boueuse avec laquelle il les avait fabriqué était foncée…

Légende Onas

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