Soif de bougeotte
 

"Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant"
Bernard le Bovier de Fontenelle

 
 

Var - France - 83

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Nous vivons dans le Var, département qui se partage entre petite montagne et bord de mer. Le haut var est une mer de verdure, d’où émerge collines, roches, cascades… La côte, quand à elle, est un écrin bleu parsemée d’une végétation méditerranéenne, arrosée de soleil… Il y fait bon vivre et les possibilités de randonnées y sont multiples. Nous avions envie de partager quelques photos de lieux que nous aimons.
 
Collobrières

Sur les rives du Réal Collobrier se dressent de pittoresques maisons tandis qu’un charmant pont médiéval en dos d’âne relie la vieille ville aux nouveaux quartiers. La mairie occupe le fond d’une jolie place ornée d’une ravissante fontaine.
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Dans le massif des Maures, quelques sites mégalithiques bien conservés sont visibles et peuvent se visiter, les menhirs de Lambert sont les plus hauts de Provence (respectivement 3,15 m et 2,82 m) et sont classés monuments historiques. Tout près, on pourra  admirer d’autres monuments végétaux comme ces châtaigniers fort imposants et très vieux qui bordent la prairie. On remarquera aussi la forêt de pins « Douglas ».
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Châtaignes et marrons : Le châtaignier, qui a joué depuis des siècle un rôle majeur, tant économique que vivrier (bois de charpente, fruit, farine), se développe sur des terrains siliceux frais. Les châtaignes sont essentiellement récoltées dans le massif des Maures (2 000 ha), répartis sur les communes de la Garde-Freinet, Collobrières, Les Mayons, Pignans et Gonfaron. La production, qui atteint en moyenne 200 tonnes chaque année, est vendue en grande partie en fruits de bouche, l’autre partie est destinée à la transformation en confitures, crèmes, marrons, glaces… (Rappel : La bogue du marron contient un fruit entier, tandis que le fruit appelé châtaigne est compartimenté.
Le massif des Maures est recouvert de forêts sombres et denses. Le nom du massif vient du grec amoros, sombre qui a donné maouro et non, comme on le croit à tort, de la présence des Sarrasins (Maures). Au fond d’une vallée verdoyante en plein cœur de cette mer forestière, le tranquille village de Collobrières est réputé pour ses marrons et ses châtaignes, son vin et son liège.
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A quelques kilomètres de Brignoles, se trouve...

Le Lac des Escarcets
 
Le Conservatoire du Littoral a acquis en 1996 les 1 000 ha de ce site dans la partie centrale de la plaine des Maures, autour du lac des Escarcets. Du point de vue géologique, vous observerez ici des sables siliceux issus de l’érosion du massif des Maures. Ils se sont déposés il y a 250 millions d’années, formant par la suite des grès permiens à conglomérats. La couleur orangée est due à l’action d’oxydes ferriques. Les grès et l’argile ont créé un sol compact qui favorise le ruissellement et la formation de milieux humides plus ou moins temporaires.
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Les milieux naturels sont très diversifiés : on trouve des forêts de pins parasols, de chênes verts, de chênes-lièges et de chênes blancs. Le maquis bas est constitué de bruyères, de cistes, de lavandes des Maures, d’arbousier, de filaires, etc. Les espaces verts ouverts présentent des pelouses sèches et des dalles à mousses, à lichens et à plantes grasses, parcourues par des ruisseaux temporaires (oueds).
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Près du lac, la ripisylve et les roselières dominent. La flore compte de nombreuses espèces rares et protégées comme la renoncule de Revelière, de magnifiques orchidées de la famille des sérapias. La faune est riche notamment de cent trente-quatre espèces d’oiseaux et de nombreux mammifères, reptiles, poissons et amphibiens comme le crapaud calamite. Bref, un espace unique et rare !
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On rencontre dans le paysage du Haut Var des constructions cylindriques, une terre et des roches rouge brique comme près de...

Mazaugues

Mazaugues est situé au pied du contrefort nord du Massif de la Sainte Baume. Le climat particulièrement frais par endroit et les nombreuses sources ont permis l’implantation de nombreuses glacières (réservoirs à glace).
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On trouve des traces du passages des hommes préhistoriques, chasseurs, pêcheurs, cueilleurs non sédentaires (10 000 ans avant notre ère) dans certaines grottes du massif. (Grottes de Saint Michel, de l’Herbette et de l’Ubac).
Mazaugues fut aussi un des hauts lieux de l’extraction de la Bauxite, qui donne au sol sa couleur rouge brique si caractéristique.
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Une randonnée fait le tour de Mazaugues sur les hauteurs du village. Ici.

Le littoral varois est splendide, en voici une belle représentation :

La presqu’île de Giens
 
Les Maures, l’île de Giens, les îles d’Hyères, la Corse et la Sardaigne appartenaient jadis au même ensemble géologique, il y a 40 millions d’années.
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La dérive tectonique a modifié ensuite la géographie. Près du continent, l’ancienne île de Giens, formée de phyllades (roches métamorphiques d’âge primaire) a été rattachée à la terre ferme grâce aux dépôts, apportés par les petits fleuves côtiers, à l’action des courants marins et à la présence de hauts-fonds.
Il s’est ainsi formé une merveille naturelle rarissime : un double tombolo. Mais celui-ci est fragile car il diminue régulièrement à l’ouest sous l’action de la houle et des hommes (piétinement). Des travaux sont entrepris et un plan de protection a été mis en place.
C’est de ce côté, balayé de plein fouet par le mistral, que ce trouve le célèbre spot de L’Almanarre (planche à voile et autres sports de glisse à la mode, tel le kite-surf…). La partie orientale, quant à elle, est plus large et bien fixée. Entre les deux, une vaste lagune, les Pesquiers. L’ancienne île de Giens est un charmant quartier touristique de Hyères dont le magnifique sentier du littoral fait le tour.
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Cette longue randonnée vous séduira par la qualité des sites traversés : falaises sauvages abruptes, calanques et petites plages de rêve, magnifique végétation méditerranéenne, charmants petits ports de pêche, bref, un régal !
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Il existe des portions de sentiers qui permettent de découvrir le littoral...
 
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Avant que de découvrir le massif de l'Esterel, il faut faire un arrêt à...

Roquebrune-sur-Argens
 
Le rocher de Roquebrune et le Saint trou
Nous allons partir à la découverte du Rocher de Roquebrune, gigantesque merveille minérale orangée qui paraît « surgir » de la plaine des Maures (avec un peu d’imagination, on peut y reconnaître une femme couchée, un pain de sucre brésilien, un visage patibulaire). C’est un voyage à travers la géologie et l’histoire que l’on va effectuer. Nous cheminerons parmi des roches curieuses aux formes tourmentées : grandes dalles, énormes rochers erratiques, falaises de galets, monolithes, grottes, failles gigantesques, etc. Nous y croisons un patrimoine varié, religieux, rural et artistique. Les milieux naturels sont très diversifiés : Prairies, zone rocheuses, bois de chênes verts et de chênes-lièges, accompagnés de châtaigniers et de houx dans les parties fraîches, bruyères arborescentes, arbousiers, etc. En ce qui concerne la faune, on peut repérer le sanglier, le lézard ocellé et la rare et menacée tortue d’Herman. Parmi les oiseaux, l’on peu apercevoir le faucon crécelle, le hibou petit duc, le faucon hobereau, la fauvette à tête noir ou le merle bleu. C’est un site classé appartenant en majorité à des propriétaires privés et en partie aux communes du Muy et de Roquebrune. Ne vous écartez pas des sentiers balisés.
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Vous allez découvrir un site assez spectaculaire, riche en sensation et en efforts à fournir.
Dernier détail, malheureusement certain endroit du site sont jonchés de canettes et papiers, ignorez cela et profitez vraiment du spectacle de la nature. Prenez des habits qui ne craigne ni les frottements ni les salissures. Attention: si ces rochers sont mouillés ils sont glissants.
 
Notre-Dame-de-la-Roquette, ou Notre-Dame-du-Spasme, ou bien encore Notre-Dame-des-Oeufs (pour la légende) est une chapelle du XVIIème siècle, adossée aux Rochers Rouges, avec son clocher à 4 pans .Elle faisait partie de l'ancien couvent défensif des Trinitaires du XIIème siècle dont quelques ruines subsistent sur une position dominante avec ses vieux puits comblé ce site est devenu lieu de pèlerinage. Autrefois appelée Notre Dame des Spasmes, elle cache ses ruines au milieu d’un décor mystérieux chargé d’histoire et de légendes où il fait bon de se promener.
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Le monastère des moines Trinitaires : sur le site on trouve peu d'indices pour prouver que cela eut été un bâtiment monastique qui aurait dépendu du Castrum. Pour ce qui est de la construction, cela remonterai au XVIème siècle : cela comprend la Chapelle et le Monastère. Mais l'absence de fouilles archéologique et l'état des ruines ne permettent aucunes précisions. Il y a beaucoup de questions sans réponses : - A quelle époque la Roquette fut elle choisi par les solitaires et ermites ? - Occupèrent-ils une chapelle du castrum ? A l'époque, ceux que l'on appelait ermites étaient toutes personnes, laïc ou clerc, vivant sur le site dans l'isolement et la prière. De nos jours, il ne reste qu'une ruine des fondations du Monastère. Pourtant certaines cartes postales montre la Chapelle et le Monastère debout au début du siècle dernier. Mais le manque d'entretien du bâtiment et l'abandon de celui-ci a donné l’opportunité à la nature de reprendre ses droits.
 
Chapelle St Jean : elle fut bâtie sur une fissure à proximité de Notre-Dame-de-la-Roquette. Pour y accéder, il faut emprunter un couloir étroit au milieu d'une faille profonde qui ne voit jamais le soleil.
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Le Saint-Trou :
Au moyen-Age, le rocher avait une valeur religieuse importante. En effet, selon la légende, lorsque le Christ mourut sur la croix, le rocher se déchira en trois failles qui symbolisaient les trois plaies, ou bien encore les trois croix qui furent dressées sur le calvaire au jour de la crucifixion. C'est pourquoi les gens ont par la suite érigé à son sommet trois croix et avaient pris l'habitude d'y effectuer des pèlerinages.
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Une autre légende dit qu'en ces lieux une belle jeune femme avait décidé de suivre une vie faite d'abstinence et de prières. Un jour, un noble qui chassait dans les parages fut attiré par sa beauté. Mais la demoiselle, devant ses avances , s'enfuit. Le noble se lança à sa poursuite. Arrivée devant une paroi et n'ayant aucune issue, elle supplia la sainte Vierge de lui venir en aide. Le rocher se déchira alors juste assez pour laisser passer la jeune fille qui échappa ainsi aux griffes de l'homme. C'est ainsi que de nos jours il est coutume de dire que seules les âmes vertueuses peuvent franchir le Saint Trou, les autres seront obligées de faire le tour. Equipement nécessaire : une lampe, une corde de 10 m.
 
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L’Estérel

Il existe plusieurs interprétations sur l’origine du mot Estérel. La source latine, ester, le rocher, ou sterilis. Il est vrai que l’endroit se prête mal aux cultures. Pour d’autres, il viendrait du nom d’une tribu celto-ligure locale, les Sueltiri. La légende de la fée Esterelle qui « habite » le massif depuis le moyen-âge est plus séduisante : bienveillante, la fée soigne les femmes stériles pour les rendre fertiles.
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L’Estérel est un petit massif éruptif (32 000 ha), de faible altitude (point culminant : le mont Vinaigre, 614 m), composé essentiellement de porphyre rouge (ou rhyolite amarante) profondément érodé et raviné. Les reliefs sont très déchiquetés et spectaculaires : gorges, falaises, chaos de blocs, grottes, aiguilles, obélisques. La couleur de la roche varie du rouge orangé au bleu (le porphyre bleu ou estérellite, fut utilisé par les romains dans leurs monuments).
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Ces coulées de lave, vieilles de 200 millions d’années, ont recouvert le socle métamorphique hercynien et des formations sédimentaires plus anciennes comme le houiller du carbonifère (350 millions d’années). Plus tard, au cours des ères secondaires et tertiaires, d’autres formations détritiques se sont déposées : argiles, grès, calcaires, etc…
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Le massif de l’Estérel était jadis recouvert d’une importante forêt de chênes verts, de chênes-lièges, de pins maritimes et même de cultures en terrasses (restanques). Le couvert arbustif à énormément souffert des incendies répétés et des attaques parasitaires. Heureusement, le relief très contrasté induit une grande diversité de formations végétales qui sont relativement protégées. Dans le ravin de Mal Infernet et au bord du lac de l’Ecureuil, vous pourrez admirer les ripisylves à laurier rose et à osmonde royale (fougère). Repérez également l’arbre de Judée, le houx, l’érable ou le frêne, essences peu communes dans ces milieux méditerranéens Les endroits les plus chauds abritent le caroubier, le myrte et l’euphorbe arborescente et les plus frais l’aulne glutineux, le charme ou le châtaignier. De nombreuses espèces tropicales y prospèrent : agaves, eucalyptus ou mimosa. Cette dernière essence se développe tellement qu’elle pose problème aux forestiers, car cela nuit aux plantes autochtones. Du fait des incendies, le maquis haut s’est dégradé et le matorral s’est généralisé avec les lentistes, les cistes, les bruyères, les calicotomes, les arbousiers et les lavandes.
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Et nous partons à la découverte du Verdon... ici.
 
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