Vers Carthagène... 

Playa de Belem et Parc Los Estoraques - 1450 m - Norte de Santander - Du 19 au 21/02/18

Nous quittons la Mesa de los Santos pour La Playa de Belem. Nous avons 39° sur la route, nous sommes au milieu des marais, des plantations de palmiers pour l’huile de palme. Pour rejoindre la ville de Belem, nous passons de 140 m à 1500 m, presque nous sommes gelés ! Belle route, malgré le temps couvert. Une éclaircie l’après midi nous permet de profiter du village colonial.
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Le lendemain, nous visitons le joli petit parc de Los Estoraques.

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Puis nous avons le plaisir de voir nos amis Nicole et Claude (Euskal Go Bi). Nous passerons donc une journée supplémentaire sur place en leur compagnie. C’est que l’on a plein de chose à se raconter !

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Mompox - 0 m - Bolivar - Du 22 au 23/02/18

Nous repassons par notre jolie route pour rejoindre la ville d Mompox situé sur les rives du fleuve Magdalena. Jolie ville coloniale qui s’est endormie suite à la disparition de son activité de port fluvial lorsque le lit du fleuve s’est détourné. Sur la route, nous croisons d’étranges panneaux.

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Nous sommes sur une plaine fluviale, il fait une chaleur incroyable. Des marais, des lagunes et le fleuve ne suffisent pas à rafraichir la température. Nous arrivons au bord du fleuve et nous posons sour des arbres. On végète en attendant la fraicheur du soir.

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Nous sommes conquis par cette ville. Le passé colonial se reflète partout.

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Les gens sont charmants et je n’hésite pas à entrer dans un atelier de création de filigrane pour que l’on nous montre ce beau travail de patience. Cet art vient des espagnols et des portugais. Il a été importé il y a 300 ans à Mompox car, bien qu’il n’y ait pas de mines d’or ou d’argent à proximité, les espagnols se servait de ce village comme dépôt avant que l’or, l’argent et les bijoux fabriqués soient transportés en bateau à Cartagène, puis en Espagne.

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Ensuite, nous parcourons la ville à la recherche d’un garage dont la porte est assez haute pour que l’on puisse faire notre vidange. Pas trouvé de garage, mais nous avons bien arpenté les rues… De retour, une bière bien fraiche nous récompense. Un habitué fort éméché vient faire copain-copain. J’essaye encore de comprendre tout ce qu’il nous a raconté ! Des américains nous voyant installés viennent nous rejoindre. Francis découvre des chauves-souries dans l’arbre à côté de nous.

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Vers la côte caraïbe - 0 m - Cesar - 24/02/18

Nous sommes toujours à la recherche d’un garage. Un policier nous ayant déconseillé une route plus directe pour rejoindre Santa-Marta, nous revenons sur nos pas jusqu’à El Banco. Pas de garage. Route pas trop mauvaise, bien qu’il faille resté vigilant à cause des trous qui la parsème, quelques travaux, vaches… Il fait très chaud. Il est difficile de trouver un bivouac. Nous pensions en trouvé un, mais le type nous a pris pour des américains… On se casse ! En traversant El Copey nous trouvons à faire notre vidange. Yes ! Le bivouac sera à proximité d’une station. Il n’y a plus de gasoil, mais la livraison doit se faire dans la nuit.

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Camarones - 0 m - La Guarija - Du 25 au 28/02/18

Au matin, le pompiste a changé et le nouveau vient nous réclamé de l’argent. Nous avons dormi sur le terrain d’un hôtel désaffecté qui n’appartient même pas à la station. Il m’énerve dès le matin ! Je l’envoie bouler en lui rappelant que nous avons acheté des bières la veille et que nous devons faire le plein… Il se sauve ! Nous apprécions le pays, mais il devient pénible de devoir être vigilant quand à ce racket incessant. Ce ne sont jamais de grosses sommes mais il faut râler sans cesse. Du coup, nous n’irons pas dans le désert de la Guarita car les autochtones dressent des barrages sans cesse pour prélever de l’argent. Nous faisons un voyage, si les gens chez qui nous allons veulent nous voler en nous prenant pour des vaches à lait, ils recevrons encore moins d’argent puisqu’ils nous poussent à les fuir. C’est totalement idiot de leur part. Cela s’applique aussi à l’Europe…
Nous continuons notre périple jusqu’au village de Palomino. Il y a beaucoup de monde et cela ne nous emballe pas. Mais quand en plus on nous réclame 4 fois le montant inscrit pour passer la nuit… On se casse !
Nous échouerons chez un pécheur. Personne, pas de bruit et vraiment sympa.

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Le parc Tayrona est fermé tout le mois de février. Donc nous avons le temps de profiter du secteur.

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Nous allons au village à pied et assistons à la pêche d’"anchois". Les bateaux vont en mer, mais apparemment ce n’est pas la bonne époque car ils reviennent souvent avec très peu de poissons. Nous mangerons des crevettes et des gambas…

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Et passerons de bons moment à papoter avec les belles-filles de Nando. Que du plaisir.

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Dibula - 0 m - La Guarita - Les 01 & 02/03/18

Nous n’avons plus beaucoup d’eau dans la citerne et le tas de linge sale augmente… Nous pensions trouver un camping à Dibula. Que nenni. Nous trouvons un super bivouac entre rio et mer, des gens charmants, des petits restaurants très abordables et de la wifi.

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Parc Tayrona - 0 m - Magdalena - Les 03 & 04/03/18

Première impression… Très cher et plein de monde. C’est la réouverture et nous aurions dû éviter le week-end. Nous payons la somme de 44 500 pesos par personne pour l’entrée, 13 000 pour le véhicule et 10 000 par jour pour le véhicule. Le camping est de 15 000 par personne mais les véhicules n’y ont pas accès ! Nous installons donc notre maison à roulettes sur le parking pour deux nuits. Il fait excessivement chaud. Nous sommes dans une jungle qui se jette dans la mer, les reliefs sont accentués et les plages dangereuses pour la baignade.
Première promenade en fin de matinée.

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Nous attendons que la chaleur soit moins forte pour aller en fin d’après-midi faire le sendero de las nueves piedras. Enchanteur.

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Au retour, nous demandons les prix pour aller au village indien, El Pueblito à cheval. Nous ne nous sentons pas de faire la grimpette de 8 km et le retour par cette chaleur. Les prix sont prohibitifs, nous renonçons. Quand à voir des animaux, bernique… Peu de chemins accessibles, trop de monde. Bref, une déception. De plus, le parc ayant plusieurs entrées et le billet étant pour la durée que l’on veut, je pensais aller à notre départ voir le site de la bahia Concha et des mangroves. Sauf que on ne peut le faire que le premier jour, celui d’achat du billet… Soit pour notre cas un aller/retour de 60 km si nous avions été prévenu à l’entrée. Cool ! Non ?

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Rodadero - 0 m - Magdalena - Le 05/03/18

Nous profitons de la plage le matin quand il ne fait pas trop chaud. Nous partons après manger. Ravitaillement à Santa Marta. Puis nous allons nous coincer en bord de plage à Rodadero. Je cuisine un peu car nous allons passer quelques jours à Cartagène.

Carthagène des Indes - 0 m - Magdalena - Du 06 au 08/03/18

Un peu d’histoire :


"Le site fut découvert en 1501, mais l’implantation d’une population coloniale débuta plus tard. Pedro de Heredia, accompagné d’une belle indigène, Catalina vient sur place pour commencer le négoce d’or et d’émeraudes. Il fonde la ville en 1533 qu’il place sur l’ile de Bocagrande dont les collines permettent de surveiller la baie. Le village prospéra grâce aux rapines de mercenaires qui dévastèrent les trésors importants des tombes Sinu. Un incendie détruisit la ville construite en bois en 1552. Heredia décida que la reconstruction serait en pierre.
La prospérité de Carthagène est du aux pillages et à l’esclavage. Les bateaux chargés de biens précieux arrivaient du Pérou et d’Equateur par l’isthme de Panama. Un réseau de mules et d’esclaves transportait les biens des régions des massifs montagneux vers la côte. Les galions partaient vers l’Espagne. Au début du XVII° siècle, bien que la couronne d’Espagne eût interdit l’esclavage des indigènes, elle autorisa le commerce des esclaves africains. Carthagène eût le "privilège" de devenir un centre officiel de la traite d’esclaves.
Cette prospérité attisa les convoitises. A partir de 1543 un corsaire français, Robert Boal, lance la première attaque réussit de la ville (310 kg d’or). Ce fut la perte de Heredia qui est considéré par les Carthaginois comme le père de la patrie. Ce fut le début d’une série d’attaques notamment anglaises et françaises (Drake (1586), Vernon (1741), Cote (1559), Desjeans et Ducasse (1697). La couronne d’Espagne décida de fortifier la ville. On y employa des milliers d’esclaves. Ces fortifications débutèrent en 1538 et durèrent jusqu’après 1741. Carthagène déclare son indépendance le 11 novembre 1811 et se dote d’une Constitution inspirée de celle de la France et des Etats-Unis, abolie l’Inquisition, mais n’obtient sa liberté qu’en 1821 grâce au libérateur Simon Bolivar. Carthagène devient "Ciudad Heroica"."

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Pour atteindre la ville nous roulons sur une route sympa entre mer et marécages. Le niveau des lagunes est au plus bas, l’herbe très sèche. Après 4 péages, nous arrivons au bivouac derrière le Hilton. Nous sommes à 4 km du centre de la vielle ville. Nous avons la surprise de voir nos amis Nicole et Claude. Après nous avoir quitté à la place de Belem, leur FAP s’est bouché et malgré une réparation partielle la suite du voyage s’avère impossible et ils ont décidé de repartir en France après un mois de présence. Apparemment leur type de véhicule rencontre beaucoup de problème. C’est le quatrième Ford Ranger qui doit repartir suite à des problèmes divers. Pas cool du tout. Nous passons le reste de l’après midi et la soirée, accompagné de moustiques, en leur compagnie. Sur place, il y a aussi des argentins qui attendent leur passage vers l’Amérique centrale.

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Le lendemain nous partons en taxi pour la vielle ville de bonne heure. Il fait déjà chaud et nous espérons ne pas avoir trop de touriste lors de nos déambulations. Nous nous régalons.
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Nous allons visiter le petit musée de l’or. Très bien.

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Nous retrouvons nos amis pour manger ensemble, continuer à arpenter la ville, visiter un atelier de bijoux or, argent et émeraude et déguster une glace. Nous repartons ensuite vers notre bivouac pour profiter d’un peu d’ombre. Nous retrouvons Freddy et Jacqueline, des suisses allemands dont nous avions fait la connaissance à Ibarra. Très sympathique. Nous finirons la soirée au son de la guitare, après avoir goutté aux fameuses Hormigas (fourmis à gros cul grillé et salées) que nous avions acheté à Barrichara. C’est un vrai plaisir de partager ces moments, Français, Suisses et Argentins réunis autour d’un verre et de musique. Un beau moment de partage.

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Surlendemain, c’est direction le Fort de San Miguel.
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Nous rejoignons les parties nord des fortifications.

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Et allons voir la fabrication de bijoux en filigrane et émeraudes. Je craque pour des émeraudes brutes… Le Maitre, un peu surpris de notre intérêt, est très heureux de partager sa connaissance et de nous expliquer son travail. Il est originaire de Mompox. Il nous fait voir la différence entre le filigrane du Pérou et celui de Colombie. Nous fait une démonstration avec le laminoir, deux fils d’or sont aplatis après réglage. Il nous montre comment intégrer une émeraude à un bijoux. Encore un bon moment.

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Nous repartons vers le vieux port. Ensuite, nous retrouvons nos amis, passons cette dernière après-midi et soirée ensemble. Demain nous continuons notre route.

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